Didier Deschamps
Didier Deschamps | AFP - FRANCK FIFE

Didier Deschamps soulagé

Publié le , modifié le

"On doit se nourrir de ce qu'on a fait" a déclaré le sélectionneur de l'équipe de France Didier Deschamps après la victoire laborieuse acquise au Belarus (4-2) qui assure définitivement aux Bleus la 2e place du groupe I.

Avez-vous eu peur de perdre ?
Didier Deschamps: "Si je dis non, vous n'allez pas me croire. C'était compliqué. Le scénario ne nous a pas été favorable sur la première période. On n'a pas eu énormément d'occasions et on marque ce but en début de seconde période alors  qu'on était dans un temps fort et qu'on pousse. Mais le 2e but nous a fait mal.  On était loin de l'objectif qui était le nôtre. Après, tout s'est très bien  passé sur la fin de match mais je n'occulte pas les difficultés qu'on a eues et  que nous a posées cette équipe du Belarus même si elle a baissé d'intensité."
   
Il y a eu deux périodes bien distinctes. Que s'est-il dit dans le  vestiaire et quel a été le discours de Patrice Evra ?
D.D: "Il y a des joueurs qui ont parlé. Patrice (Evra), même en n'étant pas sur le terrain, a joué un rôle important. En plus, ce n'est pas pour ça que je ne l'ai pas fait jouer mais il était touché par un deuil familial cet  après-midi. C'est dans le sens de la solidarité et de l'esprit de groupe et c'est quelque chose de très positif."
   
Avez-vous vu des leaders émerger ?
D.D: "Ca demandera confirmation. Certains sont plus aptes à prendre la parole, à pousser les autres. On doit se nourrir de ce qu'on a fait aujourd'hui. Certains ont commencé et d'autres sont bien rentrés. (...) Mais le plus important est d'atteindre notre objectif et là on a atteint celui qu'on s'était fixés."
   
Le problème n'est-il pas que vos leaders sont ceux de Knysna ?
D.D: "Vous voulez me trouver des problèmes nouveaux. Chaque chose en son  temps. Les leaders, ce n'est pas du jour au lendemain. Ceux qui ont de l'expérience sont les plus légitimes. Ce qui s'est passé, ils ne pourront pas l'effacer. Ce qui est important, c'est ce qu'il y a devant nous."
   
Vous retenez la petite flamme qui s'est rallumée ce soir ou le contenu  médiocre?
D.D:
"Si je retiens le côté positif, il y a 4 buts. La dernière fois qu'on  avait marqué 4 buts c'était en 2009 dans un match de qualification. On a été  laborieux en première période, l'importance du résultat nous a crispés face à  cette équipe du Belarus qui maintenait un rythme très élevé. La deuxième  période a été bien meilleure dans tous les compartiments même si on aurait pu  éviter quelques frayeurs sur des relances hasardeuses. Mais ce n'est pas parce  qu'on a gagné 4-2 que je vais crier qu'on est les plus beaux."
   
Qu'avez-vous pensé du secteur offensif et de la prestation de Giroud et pourquoi ne pas avoir fait jouer Benzema?
D.D:
"Quand on marque 4 buts surtout après une période de disette ça fait du  bien pour la confiance. Ca va donner de la sérénité. Olivier (Giroud) a fait beaucoup de choses, il n'a pas marqué mais il a été un point d'appui intéressant et a été à l'origine d'actions, il a été très généreux quand il a fallu défendre. C'est très bien."
   
Vous vouliez protéger Benzema?
D.D:
"Aujourd'hui, j'ai pris la décision de ne pas faire jouer Karim, on verra après."
   
La soirée a été très délicate pour Lloris...
D.D
: "Ca peut lui arriver. Il a eu quelques soucis dans la nuit et ce matin, au ventre notamment, mais lui aussi a le droit à l'erreur. Dieu sait s'il nous a sauvés dans des situations, en empêchant l'adversaire de mener. C'est moins grave aujourd'hui. Quand on est moins bien et qu'il faut faire les arrêts, il les a faits."

Vidéo: la réaction de Deschamps après le match

AFP