Didier Deschamps
Le sélectionneur des Bleus, Didier Deschamps | AFP

Deschamps redoute l'attaque nigériane

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A la veille du huitième de finale face au Nigeria, le sélectionneur de l'équipe de France Didier Deschamps a fait part de sa méfiance vis-à-vis de l'attaque nigériane. Le coach des Bleus a par ailleurs évoqués les conditions climatiques qui peuvent avoir une influence sur le match qui se disputera lundi à Brasilia, à 13h00 heures locales.

Q: Après un premier tour réussi, la victoire finale traverse-t-elle votre  pensée?
R: "Ma seule préoccupation c'est le Nigeria et un 8e de finale et de faire  en sorte avec mon staff de préparer les joueurs à cette bataille de demain.  Cela ne sert à rien de se projeter au-delà. Notre rendez-vous c'est demain à  13h00."

Q: Quelles sont les erreurs à ne pas commettre?
R: "Ce n'est pas comme en poule où on peut se rattraper, la sanction tombe  à la fin du match. C'est une configuration de coupe, c'est la 2e phase de la  compétition. Les matches on les prépare avec le même sérieux, mais à la fin, ou  on reste ou on repart."

Q: Le fait de jouer à 13h00 sous une forte chaleur change-t-il la donne?
R: "C'est un horaire inhabituel. On a fait en sorte de se caler sur  l'horaire du match, le déroulé de la journée est différent. Les Nigérians sont  peut-être plus habitués à supporter de fortes chaleurs même si certains d'entre  eux jouent en Europe. Il y a aussi le taux d'humidité qui peut jouer un rôle  mais apparemment, il n'est pas élevé. Il peut y avoir une influence sur le  rythme. Il faut aussi gérer certaines situations. Je ne sais pas comment les  organismes vont réagir en cours de match."

Q: L'impossibilité de s'entraîner sur le stade du match vous gêne-t-elle?
R: "On doit s'adapter, on est habitué à venir la veille du match sur le  stade pour prendre la température, les repères. Les Nigérians sont soumis aux  mêmes contraintes. Mais je comprends la Fifa, il faut protéger la pelouse  puisqu'il y aura d'autres matches dans ce stade. Le maître mot c'est s'adapter,  donc, on s'adapte."

Q: Comment comptez-vous contrarier le Nigeria?
R: "C'est comme si vous me demandiez qui va jouer demain (rires). C'est une  équipe athlétique, le secteur défensif reste bien en place et devant il y a de  la puissance et de la vitesse."

Q: Y a-t-il un travail spécifique sur le mental des joueurs avant ce genre  de matches couperets?
R: "On les prépare de la meilleure des façons. Evidemment, il y a une  tension qui est plus élevée. Si ça se passe mal, il n'y a pas de match  derrière, mais il y a aussi la particularité que ça peut durer plus de 90  minutes et qu'il y ait une séance de tirs au but. Mais les tirer à  l'entraînement en rigolant, sans public, et le faire dans un stade rempli après  120 minutes de jeu, ce n'est pas pareil et ce ne sont souvent pas les mêmes qui  le font."

Q: Certains joueurs ont évoqué ouvertement dans la semaine l'objectif de  remporter le titre. Les avez-vous recadrés?
R: "Je n'ai pas eu à gérer. J'ai peut-être échangé avec le ou les joueurs  concernés. Avoir l'ambition c'est très bien, mais se projeter plus loin que le  Nigeria ça ne sert strictement à rien."

Q: Le Nigeria a des problèmes de primes et ne s'est pas entraîné durant une  journée. Pensez-vous que cela puisse affecter l'équipe?
R: "Je ne pense pas. C'est quelque chose qui arrive et qui est déjà arrivé  avec les équipes africaines. Quand ça arrive sur les équipes européennes, sans  revenir en arrière, ça a plus de résonance. Je ne pense pas que ça puisse les  perturber."

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