Deschamps en équipe de France
Didiier Deschamps sera à la tête d'un staff restreint | PATRICK KOVARIK - AFP

Deschamps contraint de composer avec les forfaits

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Le forfait de Diaby et l'incertitude concernant Mavuba devraient redessiner les contours du milieu de l'équipe de France, dévoilée jeudi pour l'amical face au Japon (12 octobre) et surtout le voyage en Espagne (16 octobre) en éliminatoires du Mondial-2014, alors que Nasri est de nouveau sélectionnable. En tête du groupe I après les succès en Finlande (1-0) et face au Belarus (3-1), les Bleus pourraient être privés de deux éléments essentiels pour le choc.

L'indisponibilité de Diaby, touché à la cuisse, constitue sans doute la perte la plus importante, le Gunner, buteur en Finlande, ayant montré en l'espace de 90 minutes tout ce qu'il pouvait apporter à la France dans l'entre-jeu en termes de percussion et de sûreté technique. Mais son physique fragile l'a de nouveau rattrapé et Deschamps est en train de vivre avec Diaby exactement le même scénario que son prédécesseur Laurent Blanc, qui avait dû se résoudre, la mort dans l'âme, à s'en passer pour l'Euro-2012. Le cas Diaby a en tout cas créé un premier accroc entre Deschamps et Arsène Wenger. L'entraîneur d'Arsenal a reproché mardi au sélectionneur d'avoir convoqué prématurément le joueur pour les matches de septembre, quelques semaines seulement après son retour à la compétition au sortir d'une saison quasi-blanche.

Deschamps ira-t-il au bras en fer avec Wenger en incorporant Diaby dans sa liste, quitte à le renvoyer à Londres après des examens médicaux à Clairefontaine ? L'autre interrogation a trait à l'état de santé de Mavuba, devenu une pièce majeure du système Deschamps. Touché au genou vendredi en Ligue 1, le capitaine de Lille n'a pas fait le déplacement à Valence en Ligue des champions mardi, mais le club gardait l'espoir de le voir revenir sur les terrains dès samedi.

L'hypothèse Mexès, la solution Nasri

Les options à la disposition de Deschamps permettent de mesurer l'ampleur de l'éventuelle perte du duo Diaby-Mavuba. Les quatre autres milieux appelés depuis sa nomination (Cabaye, Capoue, Gonalons, Matuidi) seront forcément reconduits mais, hormis le joueur de Newcastle, ils manquent singulièrement d'expérience internationale, ce qui fait craindre le pire avant de se frotter aux Espagnols.

Le sélectionneur peut sortir de sa poche la carte Mvila mais le Rennais, cadre de l'ère Blanc, traverse une très mauvaise passe (remplaçant en L1 depuis deux journées). Le Parisien Chantôme, qui fait son trou au PSG malgré une concurrence féroce au milieu, devient un possible recours. A moins que Lassana Diarra, exilé en Russie (Anzhi Makhachkala), ne revienne dans le jeu. Deschamps est également attendu sur le dossier Nasri. Suspendu trois matches pour son comportement à l'Euro, le joueur de Manchester City est de nouveau à la disposition des Bleus et a reçu une pré-convocation. Si Deschamps a fait de "l'exemplarité" l'un de ses credo, il a toujours déclaré qu'aucun joueur n'était "condamné" et l'avait prouvé en rappelant Ménez, puni d'un match par la FFF.

Le reste du groupe devrait être sans surprise. A droite de la défense, Debuchy, sorti sur blessure contre l'Uruguay (0-0), le 15 août en amical, postule de nouveau. La suspension de Yanga Mbiwa pourrait libérer une place pour un défenseur central aux côtés de Sakho, Koscielny et Rami. Varane, présent chez les A en août, sera vraisemblablement reversé chez les Espoirs, qui disputent les barrages de l'Euro-2013 les 12 et 16 octobre. Mexès pourrait-il en revanche retrouver les Bleus ? Deschamps avait été très clair au sujet du Milanais, le 10 septembre, déclarant qu'il avait "des étapes à franchir" pour redevenir international: "qu'il soit apte à jouer au football et qu'il soit aligné à l'AC Milan". Des conditions encore loin d'être réunies.

AFP