FIFA
Le siège de la FIFA à Zurich | MICHAEL BUHOLZER / AFP

Des transactions "frauduleuses" autour des Mondiaux

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L'enquête suisse sur les conditions d'attribution des Coupes de monde 2018 à la Russie et 2022 au Qatar a mis au jour "plus de 120" transactions financières suspectes, selon les informations du bureau du procureur général révélées jeudi.

Ces transactions, signalées aux enquêteurs par le Bureau suisse de  communication en matière de blanchiment d'argent, "se rapportent aux poursuites  judiciaires autour de l'attribution des Mondiaux 2018 et 2022" en décembre 2010,

Le bureau du procureur général suisse a ajouté que "jusque-là, aucun responsable qatari n'a été entendu" à propos du Mondial-2022, plus de six mois après l'ouverture de l'enquête. "Bien sûr, les membres du comité d'organisation de la Coupe du monde au Qatar sont les bienvenus s'ils souhaitent parler au bureau du procureur général car leur avis l'intéresse très certainement. L'ancien président de la Confédération asiatique de football (l'homme d'affaires qatari Mohamed Bin Hammam, régulièrement mis en cause dans le dossier de l'attribution du Mondial-2022) est particulièrement le  bienvenu", a-t-il ajouté. Bin Hammam, 66 ans, qui a également été à la tête de la Fédération qatarie et membre du Comité exécutif de la Fifa, a été radié à vie par l'instance en  2011 pour avoir tenté d'acheter des voix lors de sa campagne pour la présidence.

Les investigations suisses, qui pourraient durer plusieurs années, se déroulent en parallèle d'une enquête de la justice américaine, qui s'intéresse à l'ensemble des faits de corruption présumée au sein de la Fifa. Selon l'acte d'accusation, près de 150 millions de dollars de pots-de-vin et de rétro-commissions auraient circulé dans les hautes sphères du football depuis 25 ans.

Christian Grégoire