Griezmann penalty VAR Australie France

Coupe du monde 2018 : Une équipe de France peu convaincante peut dire merci à l'arbitrage moderne

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La France s'est difficilement imposée contre l'Australie 2 buts à 1. Le premier but a été inscrit sur penalty par Antoine Griezmann. Un penalty accordé grâce à l'assistance vidéo, pour la première intervention de la VAR dans ce Mondial 2018. Et, à 10 minutes de la fin du match, alors que les Bleus tâtonnent pour trouver une solution, Paul Pogba touche la barre transversale. La balle rebondit derrière la ligne de but et sort de la cage. La goal-line technology valide le but. La France sauve son match.

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C'était une nouveauté de ce Mondial 2018, la VAR (en gros l'arbitrage vidéo) a été utilisée pour la première fois à l'occasion du match France - Australie. Car, non, la veille l'arbitre d'Espagne - Portugal n'avait pas visionné les images avant le premier but de Diego Costa, il avait seulement été informé dans l'oreillette.

Heureusement pour la France, elle a permis à Griezmann d'ouvrir le score en accordant un penalty apparemment justifié. A vitesse réelle, il était difficile de voir si l'attaquant des Bleus avait été touché ou non par Risdon. Sa chute dans la surface, assez tardive, pouvait même laisser penser à une simulation. Mais Griezmann a bien été touché dans la surface de réparation par le pied de l'arrière-droit. L'attaquant de l'Atlético Madrid s'élance et ouvre le score. Les supporters français peuvent remercier l'assistance vidéo.

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Par la suite, les Bleus ne cessent de buter sur la défense compacte et intelligente des Australiens. Pogba et Giroud jouent en une touche et le milieu de Manchester United touche la balle du bout du pied. Elle heurte la barre, rebondit derrière la ligne et sort du but. La montre d'Andres Cunha, arbitre de la rencontre, vibre. Le but est accordé par la goal-line technology. Déjà en 2014, le premier but accordé par la goal-line technology en Coupe du monde avait été du fait de la France et un certain Karim Benzema (contre le Honduras). Encore une fois l'arbitrage moderne rend une fière chandelle à l'équipe de France, qui s'impose finalement 2 buts à 1.

Le sélectionneur australien ne prend pas parti. "Le tacle de Risdon? Je ne l'ai pas vu sur l'écran, je ne pensais pas d'emblée que le penalty était mérité. Le langage corporel de l'arbitre montrait qu'il n'était pas très sûr de lui. J'ai reçu beaucoup de réactions, sur dix, sept disaient qu'il y avait penalty, et trois que non... Les arbitres aussi sont des humains et l'erreur est humaine. La VAR, c'est un début, et nous avons beaucoup à apprendre sur ce système et son utilisation", a déclaré Bert van Marwijk.

Le débat autour de la vidéo n'est pas clos pour autant

Pour les partisans de l'arbitrage vidéo, ce match va sûrement devenir un argument d'autorité. Encore plus s'ils sont supporters de l'équipe de France. Car, oui, les deux buts français n'ont pas été volés. Mais, pour les détracteurs de l'arbitrage vidéo, rien ne va changer. Le recours à la VAR casse le rythme de la rencontre.

Il a en effet fallu attendre presque 4 minutes entre le contact dans la surface et la transformation du penalty. Il n'est donc pas possible de mettre fin au débat sur l'assistance vidéo parce qu'une "injustice" a été évitée sur un seul match. Les Cahiers du football ont notamment sorti un manifeste contre l'arbitrage vidéo qui restera d'actualité malgré ce match.

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