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Coupe du monde 2018 : la victoire du Sénégal contre la Colombie «doit être une question de vie ou de mort»

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Ce jeudi 28 juin, la Colombie et le Sénégal s’affrontent pour leur dernier match de poule du groupe F. Avec 4 points au compteur (ex-aequo avec le Japon), l'équipe sénégalaise n'a besoin que d'un nul pour se qualifier. A la bataille pour la première place, les Lions sont surtout motivés par un enjeu qui les dépasse presque ; celui de revivre un Mondial au-delà des phases préliminaires, à l'image de leur quart de finale en Corée du sud. C'était il y a 16 ans.

« La Colombie est un client, cela va être une opposition de style magnifique. On demande juste à nos joueurs un peu plus de « diom » [don]. Cela doit être une question de vie ou de mort soit on passe soit on rentre à la maison ! Il va falloir tout donner jusqu’à la dernière minute. On veut que quel que soit le onze sur le terrain, qu’il finisse sans plus aucune énergie pour ne pas avoir de regret à la fin ».  

A la veille d’affronter les Colombiens pour un troisième match de Coupe du monde, les mots de l’ancien attaquant du Sénégal, Diomansy Kamara, sont durs et pourtant bien révélateurs de l’état actuel de cette équipe africaine. Après une décennie 90 très morose, les Lions sont depuis les années 2000 dans une ascension remarquable, avec comme point d’orgue leur quart de finale lors du Mondial 2002 en Corée du sud et au Japon. Avec 4 points au compteur - ex-aequo avec le Japon - dans ce groupe F), les Sénégalais se rêvent à un même parcours qu’il y a 16 ans, déjà. C’était leur toute première participation à une phase finale d’un Mondial et la seconde fois de l'histoire que les quarts étaient atteints par une nation africaine. 

« Notre pire ennemi sur le continent, ce ne sont pas les autres mais nous-mêmes » 

Et avant de lutter contre ses adversaires, il semblerait que l’équipe sénégalaise – comme bien d’autres d'ailleurs – doive déjà se battre avec elle-même. « Le Sénégal a besoin aujourd’hui de sérénité et de préparer sa finale dans une atmosphère tranquille. On va donc taire toutes les polémiques pour tirer ensemble dans le même sens. Très souvent notre pire ennemi sur le continent, ce ne sont pas les autres mais nous-mêmes », continue d’écrire Diomansy Kamara sur son compte Facebook.

La faute à une sélection trop jeune ? Difficile d’affirmer que ce facteur y est pour quelque chose. En tout cas, la moyenne d’âge des Sénégalais se trouve parmi les plus basses du tournoi, à 26.7 exactement. Car cette nation assiste à l’explosion d’une nouvelle génération, notamment symbolisée par Moussa Wagué, 19 ans et Ismaïla Sarr, 20 ans.  

Face à la Colombie, le Sénégal devra donc afficher un 11 très combatif. Et qui mieux que « Coach Cissé » pour en avoir conscience : « Contre la Colombie, on a besoin de jouer sur l’impact. On a besoin d’être une équipe agressive, de monter sur le porteur du ballon. Il faut beaucoup plus de concentration, de rigueur. Dans la progression du jeu, nous devons être mieux que ça ». Viser toujours mieux, pour peut-être atteindre une seconde fois dans son histoire les phases finales d’un Mondial. 

Chloé Joudrier

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