Lloris
Lloris dans ses oeuvres | Zhong zhenbin / Imaginechina

Coupe du monde 2018 : Lloris taille patron

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Remis en question à l'aube du mondial, Hugo Lloris a définitivement fait taire les critiques à son encontre mardi soir contre la Belgique. Après avoir réalisé plusieurs parades décisives pendant la Coupe du monde, le capitaine des Bleus tient enfin sa compétition référence avec l'équipe de France.

"C'est fantastique, mais le plus dur reste à faire, il reste encore une étape. Il ne faut pas céder à l'euphorie." La tête sur les épaules, Hugo Lloris est plus que jamais le capitaine de l'équipe de France. Pourtant, le statut du gardien a été remis en cause avant le mondial. Depuis sa boulette face à la Suède lors d'un match comptant pour la qualification au mondial (9 juin 2017), des critiques apparaissent.

A l'époque, son erreur coûte la défaite aux Bleus qui se retrouvent deuxième de leur groupe: "Des erreurs j’en ai fait, je les ai toujours assumées, j’assumerai celle-ci aussi, assure-t-il au micro de TF1. Ce n’est pas l’un des pires moments de ma carrière, il faut relativiser, c’est du sport." Une saison délicate à Tottenham et un manque de leadership en équipe de France font éclore quelques doutes. 

Des parades décisives

Face à l'Australie devant Umtiti ou contre le Pérou pour stopper une frappe de Guerrero, Hugo Lloris réalise des parades cruciales. Mais le Niçois ne s'est pas arrêté là, lui qui manquait d'arrêts décisifs lors de grandes rencontres - hormis la rencontre face à l'Allemagne en 1/2 finale de l'Euro 2016. En 1/4 de finale, Lloris rassure de par sa présence et assure le résultat en allant chercher une tête de Caceres du bout des gants.

Hier, il a ajusté son niveau à celui de l'adversaire. Comme si, au fil de la compétition, le Spur montait en puissance. Malgré le déferlement de vagues rouges, il a su tenir sa défense. Mieux, il a réalisé un arrêt mémorable sur une frappe en pivot d'Alderweireld (voir photo de l'article).

Capitaine tout en douceur

Son tempérament n'est pas celui du capitaine standard. D'apparence discret voire effacé, le gardien le plus capé de l'histoire n'est pas du genre à houspiller ses défenses à la moindre erreur. Au contraire, sur les absences d'Umtiti pendant le mondial, il allait lui parler sereinement pour rassurer son défenseur.

Un style qui change mais qui fonctionne : avec bientôt 80 matches en tant que capitaine, il est le joueur qui aura le plus porté le brassard en Bleus. Didier Deschamps s'était arrêté à 51. A "seulement" 31 ans, le portier peut encore espérer de beaux jours avec la France. Et pourquoi pas dès ce dimanche, en allant décrocher une deuxième étoile devant Harry Kane ou Luka Modric.  

Benjamin Badache @Ben_Badache