Coupe du monde 2018 : la Roja doit retrouver du calme

Publié le

Auteur·e : Théo Gicquel
Iago Aspas et Gerard Piqué
Iago Aspas et Gerard Piqué face au Portugal. | Maddie Meyer / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

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Tenue en échec tardivement face à au Portugal lors du premier match (3-3), l'Espagne doit véritablement lancer son Mondial mercredi, face à l'Iran (20h). Vainqueur surprise du Maroc dans les derniers instants, la Team Melli joue décomplexée mais sait qu'elle a désormais deux cadors sur sa route : l'Espagne puis le Portugal. Elle devra contrarier une Roja sûre de son jeu mais friable en défense.

C'est un des paradoxes de cette Coupe du monde. Avec sans doute le jeu le plus séduisant depuis le lancement de cette 21e édition, l'Espagne ne compte qu'un petit point, alors que de nombreuses sélections, parfois laborieuses dans le jeu, en comptent trois. La faute à un Cristiano Ronaldo époustouflant certes, mais aussi une certaine friabilité dans le jeu. La Roja a marqué trois buts, dont une merveille de Nacho et d'excellentes combinaisons, mais elle en a aussi encaissé trois. 

Désormais dos au mur, elle doit s'imposer face à l'Iran au risque de compromettre ses chances de rallier les huitièmes. La Roja est "plus forte dans l'adversité", répétait Isco, flamboyant lors du premier match. Face à l'Iran, désinhibée par sa première victoire, l'Espagne devra perpétuer ses principes de jeu et retrouver du calme. Sur le papier, il n'y a pas photo. Mais la vérité d'un match de Coupe du monde est parfois bien différente de celle d'une feuille de match. Demandez à l'Allemagne ou au Brésil.

De Gea dans le dur

Interrogation principale : la confiance de David De Gea. Auteur d'une bourde énorme face au Portugal, le portier de Manchester United aura-t-il la main ferme cette fois-ci ? Parmi les meilleurs gardiens du monde cette saison, il doit jouer son rôle de dernier rempart derrière une charnière centrale Piqué-Ramos en souffrance face aux attaquants rapides. Les contres fulgurants du Portugal l'ont montré : sur attaque placée, la Roja ne craint pas grand chose. Face à du jeu en première intention, la danger est beaucoup plus grand.

Elle pourra en tout cas compter sur un Diego Costa toujours aussi décisif, un David Silva virevoltant et un Isco rayonnant dans le dispositif de Fernando Hierro. Si la crise du début de mondial avec le départ de Julen Lopetegui semble loin, rien de mieux qu'une victoire pour tourner la page et ne pas revivre le cauchemar de 2014, où elle avait été éliminée en poule. 

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