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La Belgique prête pour la Coupe du monde | BRUNO FAHY / BELGA MAG

Coupe du monde 2018 : la Belgique a les crocs

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Cet après-midi (17h), la Belgique débute sa Coupe du monde face au novice dans la compétition le Panama. Quart de finaliste lors du Mondial 2014 puis de l'Euro 2016, la génération dorée du plat pays débarque en Russie avec l'expérience des tournois passés et un collectif soudé. Outsider, la Belgique souhaite rentrer de plain-pied dans sa Coupe du monde afin d'envoyer un message fort aux cadors qui ont peiné jusqu'ici.

"Pour un petit pays, on se débrouille pas mal...", la boutade de Dries Mertens prête à sourire mais personne n'est dupe. Motivés comme jamais et en pleine confiance, les Belges veulent marquer de leur empreinte le Mondial 2018, dès ce lundi contre le bizuth Panama. "On est parmi les favoris cette fois", a rapidement ajouté l'attaquant du Napoli, reprenant un discours assumé par une sélection qui ne compte pas cacher ses ambitions. Stoppés en quart de finale par l'Argentine sur la plus petite de marges (1-0) il y a quatre ans et encore par le pays de Galles (3-1) à l'Euro 2016, les Diables Rouges comptent s'appuyer sur leurs échecs  récents. "On reste tous un peu déçu de ce qui s'est passé en France. On avait tous les ingrédients pour aller en finale. On sait que l'on a fait une erreur à l'Euro. Que les gens attendaient plus de nous. Que l'on a peut-être pas donné le maximum. Tout le monde en a pris conscience." révèle Eden Hazard dans l'Equipe.

Januzaj : "On est venus ici pour gagner"

Marquée par ses derniers échecs, cette équipe espère passer un cap et intégrer le dernier carré d'une compétition. "On sent que l'équipe est beaucoup plus forte qu'en 2014, ça se sent dans le groupe", juge Adnan Januzaj.  "Arriver en quarts, c'est pas mal mais on est venus ici pour gagner le championnat. On veut essayer d'aller en demies et d'aller en finale", martèle, jeune milieu offensif de 23 ans.

Confiance et assurance retrouvées au fil des deux années passées avec le nouveau sélectionneur espagnol Roberto Martinez, la Belgique n'a jamais semblé aussi forte. Le plat pays n'a perdu qu'un seul match avec son nouveau sélectionneur: le premier, contre l'Espagne en septembre 2016 (0-2). Résultat : 19 matches, 14 victoires, 5 nuls et une qualification acquise avec une très grande aisance, avec 9 succès pour un seul partage des points.

Hazard : "Les gens me voient comme le capitaine"

Emmenée par son capitaine Eden Hazard, dans un rôle de meneur de jeu mais aussi de groupe, le numéro 10 a changé de dimension. "J'ai toujours dit que j'étais un leader sur le terrain. Et en dehors, même si je ne suis pas quelqu'un qui parle énormément. Les gens ne me voient plus comme un joueur de l'équipe national mais comme son capitaine." s'est exprimé Hazard pour l'Equipe.  

Avec Kevin De Bruyne, ils symbolisent une génération dorée qui doit atteindre sa plénitude en Russie, malgré l'absence du capitaine Vincent Kompany, maintenu dans le groupe des 23 dimanche en dépit d'une blessure. "Nous avons de grands joueurs très talentueux, un groupe qui se connaît bien, des joueurs en forme et nous sommes en confiance. Nous avons des chances d'aller loin", a résumé le gardien Thibaut Courtois.

Martinez : "On ne peut pas se laisser frustrer"

Face a des Panaméens qui vont disputer leur premier match de Coupe du monde, la Belgique doit éviter le piège face au mur défensif qui les attend, sous la chaleur et l'humidité de Sotchi. "On ne peut pas se laisser frustrer, ni espérer gagner rapidement. Je ne m'attends pas à ce que le match soit décidé après 60 ou 70 minutes", a prévenu Roberto Martinez. "Si on s'attend à ce que les noms les plus glamours ou populaires gagnent facilement les matches, cela ne va pas se produire." Le sélectionneur belge a raison de se méfier. C'est exactement ce qu'il s'est passé depuis le début de cette Coupe du monde. 

Avec AFP.

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