Coupe du monde 2018 : "Il va falloir monter en intensité", prévient Varane

Publié le , modifié le

Auteur·e : AFP
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"Il va falloir monter en intensité", a souligné le vice-capitaine de l'équipe de France Raphaël Varane mardi, à deux jours du deuxième match des Bleus dans ce Mondial, contre le Pérou, après une victoire laborieuse contre l'Australie (2-1).

Quel bilan tirez-vous du match contre l'Australie et que voulez-vous faire contre le Pérou ?
Raphaël Varane :
 "On a fait le point sur ce qui a été bien fait ou moins bien. On est tous d'accord qu'il va falloir monter en intensité dans les courses et l'attitude de façon générale. On a vu aussi des bonnes choses et que ce n'était pas facile de rentrer dans cette compétition. D'autres équipes n'ont pas gagné ou ont perdu. Nous on a gagné, mais on sait qu'on a des choses à améliorer. On sait la direction qu'on doit prendre".

Avez-vous senti de la fébrilité chez votre coéquipier en défense Samuel Umtiti, auteur d'une main ?
R.V. : "Je n'ai pas senti de fébrilité du tout. Certes, il y a eu un fait de jeu (sa main qui offre un penalty à l'Australie) sur le dernier match, mais je l'ai senti serein, appliqué. Hormis sur ce fait de jeu, il fait un bon match".

Vous passez pour le patron de la défense française, mais vous ne renvoyez pas toujours cette image...
R.V. : "C'est vous qui le dites (sourire). De toute façon, il ne faut pas que je surjoue, il faut que je sois moi-même. Moi, je sais que je communique avec mes partenaires, j'essaye de replacer, de rassurer. Dans les moments un peu plus chauds, de donner de la tranquillité et de la sérénité à des joueurs qui ont moins d'expérience. Il y a différents types de leader, de façons d'être. Moi à Madrid, j'ai eu le meilleur exemple avec Zizou (Zidane, son entraîneur au Real). Il n'y a pas besoin de toujours parler fort ou de chercher la lumière pour faire passer des messages".

Le gardien Hugo Lloris va atteindre les 100 sélections. Est-il un capitaine trop lisse ?
R.V. : "Non, Hugo est un capitaine discret, ce n'est pas quelqu'un qui attire la lumière, il ne cherche pas à être mis en avant, mais 100 sélections, ce n'est pas rien, c'est un vécu. C'est un capitaine respecté par tout le monde. On cherche souvent des patrons mais c'est lui le patron, c'est lui le capitaine. Ce n'est pas un leader qui va constamment donner de la voix, mais quand il parle, il est écouté et respecté".

Pour aller très haut dans un Mondial, il faut une grosse base défensive. Avez-vous insisté là-dessus ?
R.V. :  "On en a parlé, oui, parce qu'on sait que c'est important de bien défendre et d'être compact. Après, je pense qu'il ne faut pas tirer de conclusions trop importantes sur le dernier match, il ne faut pas dramatiser un début de compétition. Oui des choses ont été moins bien faites. On sait qu'il va falloir défendre avec plus d'intensité. Il faut qu'on puisse courir ensemble". 

Kylian Mbappé en fait-il trop en équipe de France ?
R.V. : "C'est un joueur qui a 19 ans et qui a fait ce que peu ou pas de joueurs ont fait. Il a énormément de talent. Maintenant, l'équipe de France, c'est d'autres repères par rapport à ce qu'on connaît en club. Il faut s'adapter à d'autres façons de jouer. Ce n'est facile pour personne. On a besoin de ses qualités, c'est un joueur pétri de talent. Il faut qu'il soit dans les meilleures dispositions avec une idée précise de comment jouer, combiner avec ses partenaires, comment défendre, comment presser. On en discute, on en parle. On veut une idée commune, aller dans le même sens et fonctionner en groupe. C'est valable pour toute l'équipe". 

AFP

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