Hugo Lloris et Olivier Giroud vont retrouver

Coupe du monde 2018 : France-Belgique, demie entre faux amis

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Tout va très vite dans le football, et la demi-finale du Mondial 2018 contre la Belgique est déjà ce soir (20h00). Face à leur voisin qu'ils connaissent bien, les Bleus ont tout pour rallier la finale dimanche, mais les Belges, désormais sûrs de leur force, ont également de légitimes ambitions.

 "On a une première partie très positive, on imaginait le dernier carré, on y est. Ceci dit, maintenant, ce n'est pas suffisant". Noël Le Graët avait annoncé une demi-finale comme objectif pour les Bleus avant la compétition. Désormais, seule la victoire compte pour le président de la Fédération (FFF).

Forcément : plus on se rapproche du soleil de la finale moscovite, plus se dessine la "deuxième étoile", vingt ans après 1998. Les liens sont forts voire inextricables entre les deux pays voisins, linguistiques, culturels, politiques etc. Footballistiques également, du capitaine belge Eden Hazard mis en orbite à Lille aux joueurs des deux sélections qui se côtoient en club.

"DD" contre "Titi"

"Il y a une grosse rivalité entre la France et la Belgique, c'est une espèce de derby", a avancé Olivier Giroud. Et pour l'avant-centre de Chelsea et les autres Bleus de Premier League -- N'Golo Kanté (Chelsea), Hugo Lloris (Tottenham), Paul Pogba (Manchester United) -- "c'est un match particulier: on n'a pas envie de se faire chambrer au retour en pré-saison" par les Belges qui évoluent à leurs côtés en Angleterre...

Thierry Henry et Eden Hazard.
Thierry Henry et Eden Hazard. © Jewel SAMAD / AFP

Mais question retrouvailles, il y a surtout "DD" contre "Titi". Ce n'est pas de la bande dessinée, thème privilégié par la presse française en clin d'oeil au fameux coup de crayon belge, mais bien le duel attendu sur les bancs entre les ex-coéquipiers champions du monde et d'Europe Didier Deschamps et Thierry Henry, le sélectionneur des Bleus et l'adjoint du cerbère des Diables Rouges, l'Espagnol Roberto Martinez.

Soit la première fois qu'un champion du monde 1998 sera opposé à l'équipe de France... "Ça fait bizarre de l'avoir contre nous", et "je serais fier de pouvoir montrer à Titi qu'il a choisi le mauvais camp", a dit Giroud à propos du meilleur buteur bleu de l'histoire (51 buts en 123 sélections).

"Rien n'est laissé au hasard"

Dimanche, c'était branle-bas de combat tactique à tous les étages, entre analyse vidéo et entraînement à huis clos. Les Bleus ont su exploiter les espaces laissés vacants par l'Argentine en 8e de finale (4-3) puis contrecarrer la force de l'Uruguay sur coups de pied arrêtés en quart (2-0).

"On travaille beaucoup tactiquement, rien n'est laissé au hasard, toutes les chances sont mises de notre côté : le coach nous donne toutes les clefs, à nous de les utiliser sur le terrain", a avancé Giroud. Ne rien laisser au Hazard, mais rien non plus aux Romelu Lukaku et Kevin De Bruyne, autres fers de lance de la meilleure attaque du tournoi (14 buts). 

Bluff ou pépins physiques ?

Dimanche après-midi, Hazard, Lukaku, le milieu Axel Witsel et le défenseur Vincent Kompany n'ont pas participé à l'entraînement collectif de la Belgique lors du premier quart d'heure ouvert à la presse. Et les deux arrières centraux Toby Alderweireld et Jan Vertonghen se sont entraînés à part...

Et Hazard a envoyé des compliments, vers son coéquipier de club Kanté en assurant que "quand il est au top, tu as 95 % de chances de gagner le match". Et vers Kylian Mbappé, toujours sur beIN Sports: "J'ai beaucoup de respect pour ce qu'il fait à son âge. Dans le football moderne, on n'avait jamais connu ça".

Le mental pèsera forcément. Les Belges ont remonté deux buts au Japon en 8e de finale (3-2) puis sorti le Brésil de Neymar (2-1). "On a éliminé le meilleur joueur du monde", Lionel Messi, "il n'a pas touché le ballon", avait de son côté plastronné samedi Lucas Hernandez.

Excès de confiance à l'horizon ? Pas sûr. Le plus jeune, Mbappé, qui pourrait enlever le Ballon d'Or du tournoi s'il était décisif mardi, a résumé la situation dès vendredi soir à Nijni Novgorod: "On a fait le plus long, mais il reste le plus dur".
 

AFP

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