Suisse
Drmic, Inler et Shaqiri après la victoire aux forceps contre l'Equateur. | AFP PHOTO/ PEDRO UGARTE

Ces Suisses dont il faut se méfier

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Huit ans après leur dernière confrontation lors de la phase de groupe de la Coupe du Monde 2006 (0-0), Français et Suisses s’affronteront à nouveau ce soir à l’Arena Fonta Nova de Salvador (21h). Durant cette période, la sélection helvétique s’est profondément transformée et forte de ses brillants résultats sur ces deux dernières années, se présente en pleine confiance face aux Bleus. Ottmar Hitzfeld peut s’appuyer sur quelques éléments solides qui ont tendance à s’exporter de mieux en mieux sur l’ensemble du continent. Présentation des principaux joueurs à suivre ce soir.

Un milieu à la sauce napolitaine

Vainqueur sur le fil de l’Equateur lors du premier match (2-1), la Nati aborde avec sérénité ce deuxième test face aux Tricolores. Il faut dire qu’elle peut désormais se baser sur quelques certitudes, notamment au milieu. Composé de la paire du Napoli Inler-Behrami, il apparaît taillé pour contrecarrer les plans tricolores. Le capitaine Gökhan Inler (30 ans, 73 sélections) fait figure de pierre angulaire au sein du système de jeu mis en place par le technicien allemand. Doté d’une grande qualité de passes et d’une bonne frappe, le joueur d’origine turque dispose du bagage type du milieu de terrain moderne. Il est épaulé par son coéquipier de club Valon Behrami (29 ans, 48 sélections) qui, après une longue carrière en Italie et un passage à West Ham, forme avec Inler une association complémentaire et efficace, capable de rivaliser avec les plus grands.

Un secteur défensif plutôt solide

Si les Suisses ont réussi à renverser la tendance face aux coéquipiers d’Antonio Valencia, ils ont dû tout d’abord s’efforcer de repousser les vagues équatoriennes, notamment en première mi-temps. Organisée devant le gardien de Wolfsburg Diego Benaglio (30 ans, 58 sélections), la défense helvète s’est montrée plutôt hermétique lors de la phase de qualification (6 buts encaissés). En défense centrale, face à l’émergence de la relève (Lang et Schär), la charnière Djourou-Von Bergen a livré une copie assez propre dimanche dernier et pourrait bien être reconduite ce soir. Hitzfeld peut aussi compter sur l’expérience de Philippe Senderos (29 ans, 53 sélections), de tous les combats de la sélection depuis 2005.

A droite, Stefan Lichtsteiner (30 ans, 63 sélections), titulaire à la Juve, fait presque figure d’ancien. Capable de se projeter rapidement vers l’avant, l’ancien-Lillois reste à surveiller, son entente avec Shaqiri faisant régulièrement des merveilles. Sur l’aile opposée, le sélectionneur accorde sa confiance au jeune Ricardo Rodriguez (21 ans, 21 sélections). Auteur d’une saison pleine outre-Rhin, ce Chilien d’origine est lui aussi coutumier d’un positionnement haut et de nombreuses montées offensives.

Une animation offensive jeune et talentueuse

Devant, Hitzfeld mise sur ses jeunes pousses, laissant notamment sur le banc l’expérimenté Barnetta. Place désormais à la génération championne du monde des moins de 17 ans en 2009, emmenée par Haris Seferovic (22 ans, 11 sélections), buteur providentiel lors du premier match. Granit Xhaka (21 ans, 26 sélections), auteur d’une prestation pour le moins timide face à l’Equateur, est néanmoins pressenti pour évoluer en soutien de la pointe Josip Drmic (7 sélections, 3 buts). Quant à Admir Mehmedi (23 ans, 21 sélections), décisif dimanche dernier, il pourrait suppléer la pépite bâloise Stocker. Au sein de cette jeune génération, la star demeure Xherdan Shaqiri (22 ans, 32 sélections). D’origine kosovare, le joueur du Bayern Munich peut se targuer d’un palmarès déjà bien étoffé et demeure comme le véritable leader d’attaque de la Nati de par ses dribbles et sa capacité à dynamiser le jeu.

Toutes ces individualités forment un ensemble cohérent et homogène, capable d’embêter n’importe qui. En poste depuis 2008, Hitzfeld est parvenu à renouveler le groupe helvète, façonné par un subtil amalgame, entre jeunesse et expérience. Les Bleus sont prévenus