Fabio Capello
Fabio Capello | GLYN KIRK / AFP

Capello et la Russie à un pas du Brésil

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Avec un petit point à marquer pour valider son billet pour le Mondial au Brésil, la Russie est plus que jamais proche de son objectif. Mais Fabio Capello, son sélectionneur, ne veut pas voir de relâchement dans ses troupes.

Fabio Capello, conscient de la blessure  laissée par l'élimination de la Russie en barrages du Mondial-2010, a demandé à  ses joueurs de terminer le travail face à l'Azerbaïdjan mardi afin  d'officialiser leur ticket direct pour la Coupe du monde 2014 au Brésil. "Après le match au Luxembourg (victoire 4-0), Capello nous a rappelé que  nous n'avions pas encore obtenu notre place pour la phase finale", a expliqué à  la presse le milieu de terrain Dmitry Kombarov. "Il nous a aussi dit que nous devions nous concentrer un peu plus. Et nous  sommes prêts à nous battre pour gagner à Bakou", a ajouté Kombarov.

La Russie, en tête du groupe F avec trois points d'avance sur le Portugal,  n'a plus besoin que d'un nul contre l'Azerbaïdjan pour valider son ticket et  mettre fin à une anormalité. Organisatrice du Mondial-2018, elle ne peut pas se  permettre de manquer une troisième coupe du monde d'affilée après 2006 et 2010. Nommé le 16 juillet 2012 sélectionneur d'une équipe en crise après son  élimination dès le premier tour de l'Euro, Capello, 67 ans, n'a connu que deux  défaites (1-0 au Portugal et en Irlande du Nord) en 12 rencontres officielles.

L'Azerbaïdjan, ultime piège à négocier​

En fin stratège, "maître" Capello sait que ses hommes, dans l'euphorie de  leurs récents succès, pourraient se croire déjà au Brésil et se faire  surprendre par des Azerbaïdjanais qui n'ont, certes, plus rien à gagner dans  cette campagne de qualifications. Mais quel délicieux bonheur que de battre  l'ancien "grand frère" russe et de l'obliger à disputer des barrages aux  résultats incertains... D'autant que les adversaires des Russes sont dirigés par un fin renard,  l'Allemand Berti Vogts, champion du monde en 1974 et vainqueur de l'Euro-1996  comme sélectionneur de la Mannschaft. Et que, selon la presse, chaque joueur  toucherait 127.000 dollars de prime en cas de succès...
  
Non seulement les Russes vont évoluer devant un nombreux public local très  bruyant et fervent, mais ils seront en outre privés de l'ailier Yury Zhirkov,  blessé à la hanche vendredi et indisponible pour au moins deux semaines. Roman Shirokov, qui était capitaine au Luxembourg, s'est voulu rassurant et  a affirmé que ses camarades étaient conscients de l'importance particulière de  la rencontre de mardi. "L'Azerbaïdjan est invaincu à domicile dans ces qualifications. Ce sont des  adversaires de talent et ils sont très motivés", a souligné le milieu de  terrain du Zénit Saint-Pétersbourg. "Mais nous nous sommes préparés pour gagner là-bas. Et nous jouerons pour  notre pays et non pour une prime", a souri Shirokov dans un clin d'oeil à  l'information de presse sur les primes azerbaïdjanaises.

Les Russes se souviendront aussi que lors de la campagne qualificative pour  le Mondial-2010, ils n'avaient pu faire mieux que 1-1 à Bakou après l'avoir  emporté 2-0 devant leur public, terminant alors deuxièmes du groupe avant  d'être sortis en barrages par la Slovaquie. "L'Azerbaïdjan sera très motivé, nous aussi. Et nous saisissons tous  l'importance de ce match: il est le passage obligé pour aller à la Coupe du  monde", a tranché Shirokov.