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Neymar a trop souvent été esseulé sur le front de l'attaque du Brésil. | YURI CORTEZ / AFP

Brésil-Mexique: Neymar seul au monde

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Comme lors du match d'ouverture du Mondial, le Brésil a misé toutes ses cartes sur Neymar. La star de la Seleçao, livrée à elle-même contre le Mexique (0-0), n'est pas parvenue à faire la décision. Ses coéquipiers, Fred en particulier, n'ont rien fait (ou presque) pour l'aider.

Cette fois-ci, Neymar ne pouvait rien pour le Brésil. Après son entrée fracassante dans le Mondial, lui qui a inscrit un doublé pour sauver une petite Seleçao contre la Croatie (3-1), celui que la presse auriverde voit déjà comme le digne héritier du roi Pelé n'a pu gommer face au Mexique (0-0) les lacunes de son équipe dans le domaine offensif. Un secteur qui fait défaut aux Brésiliens depuis le début de la compétition, avec un Fred fantomatique, un Hulk à court de forme et un Oscar aux deux visages.

Déjà poussive lors de son entrée en lice, l'attaque de la Seleçao a brillé par son incapacité à faire la différence. Associé à Fred et à Ramires, Hulk ayant déclaré forfait avant le coup d'envoi, Neymar a connu toutes les peines du monde pour percer la ligne défensive des Mexicains. Et quand il y est arrivé, le Brésilien aux cheveux décolorés a trouvé le bondissant Guillermo Ochoa (26e, 69e) sur son chemin. Mais, s'il ne faut pas occulter la très belle performance du portier de l'ex-gardien d'Ajaccio, cela ne doit pas non plus masquer les manques d'un Fred plus particulièrement.

Fred, le syndrome d'une attaque en berne

Jamais dans le rythme, trop prévisible dans ses appels, malmené dans les duels, le buteur de Fluminese est plus un problème qu'une solution pour l'ex-star du Peixe. A tel point que le bon sens de leur association pourrait être remise en cause s'il n'élève pas son niveau de jeu très rapidement. Car, encore une fois face au Mexique, et cela a été récurrent tout au long de la phase de préparation, Neymar a été trop souvent obligé de jongler entre le rôle de meneur de jeu et celui de finisseur. Problème : le Brésilien ne peut être "au four et au moulin" en même temps.

Mué en passeur, sur le dernier coup-franc de la partie, Neymar n'a là non plus pas eu la réussite habituelle. Son amour de ballon déposé sur la tête de Thiago Silva a frappé la main ferme d'Ochoa (86e). Comme si le portier du Mexique voulait transmettre un message au sélectionneur Luiz Felipe Scolari. Lui faire comprendre que Neymar ne pourra pas être toujours là pour tirer le Brésil d'un mauvais pas.

Yohan Roblin @yohanroblin