Sepp Blatter
Sepp Blatter | FABRICE COFFRINI / AFP

Blatter évoque la Coupe du monde 2018, tacle Platini et... Sarkozy

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Alors que le scandale de la FIFA prend de plus en plus d’ampleur, Sepp Blatter, président démissionnaire de l’instance internationale et actuellement suspendu de ses fonctions, a jeté un nouveau pavé dans la mare. Dans une interview accordée à l’agence russe Tass, le Suisse a tour à tour évoqué la Coupe du monde 2018, Platini, mais aussi... Nicolas Sarkozy.

02 décembre 2010 : la Russie est désignée pays-hôte de la Coupe du monde 2018. Cinq ans plus tard, cette attribution n’a jamais été autant contestée. Et ce n’est pas cette sortie médiatique de Sepp Blatter qui va arranger la situation. Dans cet entretien retranscrit par tass.ru, celui-ci a en effet avoué que la décision avait déjà été prise avant le vote. "Nous nous étions mis d’accord pour aller en Russie, car nous n’y avions jamais été. Il était prévu qu’en 2022 nous allions en Amérique, comme ça il y aurait eu la Coupe du monde dans deux des plus grandes puissances politiques du monde".

"Cette merveilleuse Coupe du monde 2018 en Russie"

Mais pour le président démissionnaire de la FIFA, les choses ne se sont pas déroulées comme prévu, à cause notamment de… Nicolas Sarkoy, qui était alors président de la République : " il y a eu une réunion entre Sarkozy et le prince du Qatar (Tamim Ben GHamad Al Thani), avec Michel Platini, qui a dit que ce serait une bonne chose que la Coupe du monde y soit jouée." Pour Blatter, cette entrevue sonne le début des problèmes pour la FIFA : « Quand il a fallu voter, quatre voix européennes ont lâché les Etats-Unis et le résultat final a été de 14 (votes) contre 8 pour le Qatar", explique-t-il."cela aurait du faire 12 à 10 pour les Etats-Unis. Et si les Etats-Unis avaient obtenu le Mondial, nous ne parlerions maintenant que de cette merveilleuse Coupe du monde 2018 en Russie, et  pas des problèmes de la Fifa".

Blatter pas tendre avec Platini

Toujours dans cet entretien accordé à l’agence russe Tass, Blatter accuse les médias occidentaux et certaines instances européennes qui avaient demandé l’annulation de cette attribution d’être des "mauvais perdants". Le Suisse assure que ces attaques n’ont pas d’impact sur l’organisation de la Coupe du monde en Russie, et que cette décision ne sera jamais remise en question. Le président de 79 ans ne s'est pas gêné pour tacler une nouvelle fois Michel Platini, président de l'UEFA, et suspendu comme lui : "Platini a commencé à me critiquer, et ensuite c'est devenu politique (...) il voulait être président de la Fifa, mais il n'a pas eu le courage de se présenter. Et maintenant nous en sommes là ! Et la victime dans tout ça maintenant, c'est lui".

Sepp Blatter a également fait part de son "regret de ne pas avoir su s’arrêter après la Coupe du monde 2014". Le président de la FIFA avait été réélu en juin dernier à la tête de l’instance pour un cinquième mandat consécutif, avant d’annoncer sa démission, quatre jours plus tard.