Karim Benzema
Karim Benzema seul face à l'Espagne | MIGUEL MEDINA / AFP

Benzema ne s'en sort pas

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La résurrection de Karim Benzema n'a pas eu lieu mardi au Stade de France. Titularisé contre vents et marées à la pointe de l'attaque française, le Madrilène n'a pas marqué contre l'Espagne (0-1) et n'a plus inscrit un but en bleu depuis plus de 1000 minutes. Il n'a pas ménagé sa peine mais sa participation s'est liquéfiée au fil du match. Encore un match à oublier.

Piqué au vif par les nombreuses critiques qui se sont abattues sur lui depuis sa prestation en demi-teinte de vendredi, c’est le moins qu’on puisse dire. Présent dans le jeu, Karim Benzema avait été totalement absent dans son rôle de finisseur. Une situation qui dure depuis trop longtemps sous le maillot bleu (902 minutes, ndlr). Son non-match avait provoqué un déferlement d’encre dans tous les médias et une levée de bouclier de ses coéquipiers. Ce choc contre l’Espagne était une occasion idéale pour le Madrilène de débloquer son compteur but.

Trop seul

Epargné par le public dont il avait été la cible vendredi, l’ancien lyonnais a mis du cœur à l’ouvrage. Pendant un premier quart d’heure très ouvert, son implication dans le jeu lui a souvent permis d’imposer sa technique. Mais plutôt dans un rôle de passeur pour les mobylettes Valbuena et Ribery. Malgré une bonne entame, la France s’est mise à reculer et les ballons se sont faits plus rares pour l’attaquant de pointe des Bleus. Hormis en contre où il était au départ et à l’arrivée de l’action. Au bout de son sprint, le N.10 ne cadrait pas son tir (15e). Sans réelle occasion dangereuse, Bnezema a tenté des frappes impossibles. Le signe d’un attaquant qui veut montrer ses qualités mais qui oublie de jouer simple et juste.

Sous les sifflets

Finalement, Benzema a passé le plus gros de son temps à défendre. Une tâche ingrate mais imposée par le 4-5-1 de Didier Deschamps. Un sacrifice qui se tenait quand le résultat était encore positif. Après le but espagnol, le Madrilène pouvait espérer davantage de ballons avec l’apport de Jérémy Menez, entré à la place de Yohan Cabaye. Il n’en aura pas le temps car l’exclusion de Paul Pogba condamnait les Bleus à courir après le ballon. Le sélectionneur français finissait par le remplacer à la 82e minute par Sissoko. Une sortie sous les sifflets. La réconciliation n’est pas encore arrivée. Si elle arrive…