L'équipe belge
Axel Witsel, symbole de la nouvelle génération belge | AFP - GEOFF CADDICK

Belgique-Croatie, revanchards en quête de destin

Publié le , modifié le

Privée de compétition internationale depuis 2002, la sélection belge a bien démarré les qualifications pour le Mondial-2014, en gagnant au Gays de Galles (2-0). Elle serait annihilée par une défaite à domicile contre la Croatie ce soir (groupe A). Neutralisée en Bulgarie (2-2), l'Italie doit se refaire en recevant Malte (groupe B). L'histoire est au coeur d'Autriche-Allemagne (groupe C), alors que l'Angleterre se méfie de la venue de l'Ukraine (groupe H).

Hazard face à Modric, c'est un peu le match dans le match lors du match Belgique-Croatie. Un avant-goût de Chelsea-Real Madrid en Ligue des Champions ? Les supporteurs belges et croates n'en ont cure.

La fin de la disette belge ?

Depuis 2002, ceux d'outre-Quievrain n'ont plus connu la moindre compétition internationale. Quant à ceux des Pays Baltes, l'élimination précoce au 1er tour de l'Euro qui suivait une absence au Mondial en Afrique du Sud ont laissé un goût amer. Leur désir de voir Rio est donc immense, et le succès belge au Pays de Galles (2-0) n'a fait qu'accroitre leurs ambitions. Avec de jeunes talent immenses (Hazard, Fellaini, Vermaelen, Kompany), la formation de Marc Wilmots veut interrompre la spirale de l'échec. Pendant 20 ans (1982-2002), elle n'avait pas raté la moindre phase finale de Coupe du monde. Depuis, elle ne fait qu'accumuler les désillusions, le désert sur le plan européen débutant après l'Euro-2000.

Dans ce groupe très ouvert (seule la Macédoine semble exclue de la course à la qualification), la réception des Croates est déjà cruciale pour les Diables Rouges. Petits vainqueurs de la Macédoine (1-0), les coéquipiers de Modric peuvent frapper les esprits. Dans ce groupe A, les Gallois sont déjà condamnés à un exploit extraordinaire lors de leur voyage en Serbie, dans un Marakana qui a vu tomber les siens qu'à trois reprises en 20 ans.

L'Italie loin de l'Euro

Dans le groupe B, l'Italie est déjà sous pression. Loin d'afficher son niveau de l'Euro, la Squadra a, comme souvent, mal débuté les qualifications, en concédant le nul en Bulgarie (2-2). Rien d'alarmant, même si Cesare Prandelli a parlé de "prestation insuffisante" et que Daniele De Rossi s'est blessé. La bonne nouvelle pour les Transalpins, c'est d'avoir trouvé en Osvaldo un buteur capable de masquer les absences de Balotelli et Cassano. Malte ne devait pas être en mesure de faire souffrir la défense italienne comme les Bulgares, qui eux accueillent, pour le deuxième match consécutif à domicile, le leader arménien. 

Dans le groupe C, l'Allemagne a déjà la tête dans les étoiles. Malgré un score modeste contre les Iles Féroé (3-0), la Mannschaft est déjà à la recherche de son camp de base au Brésil, a annoncé Oliver Bierhoff, le manageur, ce week-end. C'est dire toute la confiance qui habite les hommes de Joachim Low, en déplacement chez leur voisin autrichien. Lorsque l'Autriche et l'Allemagne s'affrontent, le souvenir du match du Mondial-1982 remonte forcément à la surface, avec cette parodie de match aboutissant à la qualification des deux au détriment de l'Algérie. 

L'Allemagne trop confiante ?

Depuis, les deux nations se sont souvent croisées, et les Autrichiens ne se sont imposés qu'une fois (en 1986), décrochant deux nuls (1983 et 1992). Il ne faut d'ailleurs pas remonter très loin pour en trouver la trace. Lors des éliminatoires de l'Euro-2012, Autrichiens et Allemands étaient déjà dans le même groupe. A l'aller, en juin, les Allemands avaient eu besoin d'un but de Gomez dans le temps additionnel pour s'imposer (2-1) avant de donner une leçon à domicile en septembre (6-2).

Dans le groupe D, les Pays-Bas ont retrouvé le sourire. Après le zéro pointé de l'Euro, les Bataves ont battu la Turquie (2-0), le but précoce de Van Persie (15e) ne trouvant écho que dans le temps additionnel. Louis Van Gaal a donc encore beaucoup de travail pour redonner confiance à ce groupe talentueux, qui se rend en Hongrie. Il a fait des choix marquants (Van Bommel, De Jong, Van der Vaart, Stekelenburg, Van der Wiel, Mathijsen écartés), et redonné de la cohésion au groupe. Durablement ? Vainqueurs (5-0) en Andorre, les Hongrois sauront après ce match s'ils peuvent jouer les trouble-fête.

Vers une nouvelle balade anglaise

Dans le groupe H, l'Ukraine fait son entrée en se rendant à Londres. Eliminée de "son" Euro notamment par la France et l'Angleterre lors des poules et désormais sans Shevchenko, la sélection croise de nouveau le chemin de la Perfide Albion. Privée de Terry, blessé en Moldavie ce week-end, et d'Ashley Cole, les hommes de Roy Hodgson ont sans nul doute les moyens de vivre des éliminatoires aussi calmes que ceux de l'Euro-2012, conclus sans la moindre défaite.