Grèce
Les Grecs après le premier but de Katsouranis contre la Slovénie, le 15 octobre dernier. | AFP PHOTO / Aris Messinis

Barrages : La Grèce, la recette de 2004

Publié le , modifié le

A l'approche du tirage au sort pour les barrages de la Coupe du Monde 2014, gros plan sur l'un des adversaires potentiels de l'équipe de France. Si la Grèce est a priori la sélection la plus abordable pour les Bleus, les partenaires de Katsouránis s'appuient sur les mêmes ingrédients qui les ont fait grimper sur le toit de l'Europe en 2004.

La star : Konstantinos Mitroglou

S’il ne flambe pas encore sous le maillot grec, l’attaquant de l’Olympiakos est incontestablement le danger n°1 du côté du Bateau Pirate (surnom de la sélection grecque). Pourtant méconnu en début de saison, le nom de Konstantinos Mitroglou revient désormais régulièrement dans la bouche des recruteurs des plus grands clubs européens. Avec neuf réalisations en seulement sept journées, le natif de Kavala occupe la tête du classement des buteurs avec cinq buts de plus que son dauphin. Titularisé face au PSG (défaite 4-1), Konstantinos Mitroglou s'est surtout distingué contre les Belges d'Anderlecht en réussissant un triplé (3-0). Puissant mais agile des deux pieds, ce beau bébé d’1m88 possède toutes les qualités pour mettre les défenses européennes au supplice.

Le point fort : une défense de fer

Ce n’est pas vraiment un scoop, il en a toujours été ainsi. Solide, bien organisée, la Grèce a simplement été fidèle à sa réputation à l’occasion de ces éliminatoires pour la Coupe du Monde 2014, en encaissant seulement 4 buts en dix rencontres. Solidaires, les Bleus et Blancs ne lâchent jamais, et compensent leurs lacunes offensives en dressant un mur difficilement franchissable devant la surface de vérité. Résultat : la Grèce possède l’une des meilleures défenses des éliminatoires, juste derrière l’Espagne (3 buts encaissés en dix matches).

Le point faible : une attaque en bois

Malgré des joueurs pétris de talent devant (Mitroglou, Ninis, Maniolas, Kapino), le bilan offensif grec est d’une pauvreté inquiétante en vue de la Coupe du Monde au Brésil : seulement 12 petits buts inscrits en 10 rencontres, soit guère plus d’un but par match. Des lacunes pouvant être expliquées par l’inexpérience de ces joueurs au haut niveau, puisque la moyenne d’âge de la ligne offensive grec tutoie à peine les 22 années.

Le parcours dans les éliminatoires

Deuxième du groupe G juste derrière la Bosnie Herzégovine à la différence de buts (25 points ex aequo), avec 8 victoires, 1 nul et 1 défaite. Les Grecs ont marqué 12 buts et ont encaissé 4.

Le chiffre :  3 

Si elle passe les barrages, ce serait la troisième fois que la Grèce se qualifierait pour une Coupe du Monde après 1994 et 2010.

Les 5 précédentes rencontres face à la France 

France - Grèce : 1-0 le 15 Novembre 2006 en match amical au Stade de France
Grèce – France : 1-0 le 25 Juin 2004 en ¼ de finale de l’Euro à Lisbonne (Portugal)
France – Grèce : 3-1 le 21 février 1996 en match amical à Nîmes
France - Grèce : 5-1 le 27 février 1980 en match amical à Paris
Grèce – France : 1-3 le 2 septembre 1972 en match amical à Athènes (Grèce)

Le match marquant : le quart de finale de l’Euro 2004

Dans son histoire, la Grèce n’a gagné qu’une seule fois contre la France. C’était en 2004, en quart de finale de l’Euro, dans la rencontre la plus décisive qui ait jamais opposé les deux sélections. Vainqueurs de l’Euro 2000, les Bleus avaient atteint difficilement les phases finales de la compétition (au prix notamment d’une victoire sur le fil contre l’Angleterre avec deux buts sur coups de pied arrêtés de Zidane). Mais contre la Grèce, la sélection emmenée par Jacques Santini était désignée ultra-favorite. A la 65e minute, stupeur dans les travées du Stade José Alvarade de Lisbonne : à la réception d’un centre venu de la droite, Angelos Charisteas place une tête puissante, que Fabien Barthez ne peut détourner. La France s’incline et retourne à Paris. Les Grecs eux, iront jusqu’au bout. Et remporteront le premier trophée majeur de leur histoire.

Sondage

A lire aussi, l'Ukraine, le barragiste maudit

Jean Charbon