Les Bleues de Bergerôo prêtes pour briller au Mondial

Les Bleues de Bergerôo prêtes pour briller au Mondial

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Encore frustrée par sa quatrième place aux JO de Londres, l'équipe de France féminine de football aura une carte à jouer lors du prochain Mondial, au Canada (du 6 juin au 5 juillet). Alors que la liste des 23 joueuses (+ sept remplaçantes) vient d'être donnée par Philippe Bergerôo, la perspective de voir les Françaises s'illustrer cet été est loin d'être une utopie.

Si la défaite en finale de l'Algarve Cup face aux Etats-Unis (2-0, en mars dernier) avait stoppé leur série de 11 matches sans défaite, les Tricolores sont reparties du bon pied il y a deux semaines. Même s'il ne s'agissait que d'un match amical, la victoire 1-0 face aux rugueuses Canadiennes a de quoi donner confiance aux Tricolores. "J'étais très satisfait du match contre le Canada qui joue très physique. On a prouvé que l'on était capable de résister à ces impacts physiques, donc l'équipe a progressé. On ne lâchera rien, rien du tout", a promis Bergerôo. Pour leur troisième participation à une Coupe du monde, les joueuses françaises ambitionneront au moins une médaille, celle qui manque tant au football féminin.

Aujourd'hui troisième nation mondiale (selon le dernier classement Fifa), l'équipe de France féminine veut franchir un palier. "Le premier objectif c'est le podium, a déclaré le sélectionneur de l'équipe de France. Pour certaines filles, c'est le moment ou jamais. Le deuxième objectif, c'est de préparer l'avenir, car on a une Coupe du monde en 2019, en France." Et enfin, le sélectionneur vise également une qualification pour les prochains JO. Quatrième lors du dernier Mondial en 2011, de nouveau quatrième aux JO de 2012, battue en quarts de l'Euro 2013 aux tirs au but par le Danemark, les Tricolores alors dirigées par Bruno Bini courent toujours après une juste récompense. A son arrivée en juillet 2013, Philippe Bergerôo convainc rapidement, intégrant aussitôt des joueuses plus jeunes telles que Griedge M'Bock, Claire Lavogez, Kadidiatou Diani, Sandie Toletti, Clarisse Le Bihan, …

Une nouvelle ère

Sandrine Soubeyrand (la plus capée des Bleues avec 198 sélections) partie en retraite et Bergerôo aux commandes, c'est bien une nouvelle ère qui a débuté. Boudée par Bini, Amandine Henry est ainsi revenue en EDF. Depuis un peu plus de deux ans maintenant, il semble qu'un meilleur état d'esprit règne au sein du groupe tricolore. Avec des joueuses plus expérimentées telles que Gaetane Thiney, Laure Georges, Camille Abily, Elise Bussaglia ou encore Elodie Thomis, cette équipe de France a de quoi envisager une belle Coupe du monde.

Interrogé sur son prédécesseur, le patron des Bleues a vite sorti un petit papier pour éviter tout faux pas verbal... "Bruno a beaucoup fait pour le football féminin. J'ai toujours respecté son travail. Cela ne sert à rien de comparer", a-t-il dit, avant de préciser tout de même que les méthodes de travail étaient différentes. "Nous avons notamment augmenté les ratios de travail à l'entraînement. On joue comme on s'entraîne, et on augmente dans l'intensité."

Les protégées de Bergerôo se retrouveront le 11 mai afin de préparer au mieux cette Coupe du monde. Avant d'entrer dans le grand bain de la compétition, elles défieront en amical la Russie (le 22 mai à Châteauroux), puis l'Ecosse (le 28 mai à Nancy). Les vraies hostilités débuteront alors le mardi 9 juin, avec un premier tour face à l'Angleterre (le mardi 9 juin), puis la Colombie (samedi 13 juin) et le Mexique (mercredi 17 juin). Les deux premières de ce groupe seront qualifiées pour le tour suivant, ainsi que la meilleure troisième.

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Romain Bonte

Coupe du Monde de Football Féminin