Alberto Contador (Saxo Bank) 02 2011
L'Espagnol Alberto Contador | AFP - JAIME REINA

Contador: "Ne pas m'éloigner de mon objectif"

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L'étude de son contrôle antidopage positif par le tribunal arbitral du Sport (TAS) remis après le Tour de France, Alberto Contador avoue que "la pression s'est accrue dernièrement pour moi. Le plus important, c'est de me concentrer sur la course, ne pas m'éloigner de mon objectif." Le leader de la formation Saxo Bank s'interroge sur sa capacité à gérer l'enchaînement entre Giro et Tour: "Ca peut laisser un doute sur la récupération. Je me pose la question."

- Comment réagissez-vous face à la pression qui s'exerce sur vous, pendant et en dehors de la course ?
- "C'est sûr, le Tour est la course de l'année où l'on a le plus de pression. Pour tout le monde. Il suffit de voir le nombre de journalistes présents. La pression s'est accrue dernièrement pour moi. Le plus important, c'est de me concentrer sur la course, ne pas m'éloigner de mon objectif."

- Avez-vous des doutes sur votre degré de récupération après le Giro ?
- "C'est la première fois que je cours le Giro puis le Tour. En 2008, j'avais fait Giro et Vuelta, mais il y a plus de temps de récupération entre les deux. Cette année, le Giro a été dur, difficile, compliqué, ça peut laisser un doute sur la récupération. Je me pose la question."

- Du coup, serez-vous plutôt gestionnaire ou passerez-vous à l'attaque dès la première arrivée au sommet, à Luz-Ardiden ?
- "On va voir comment la course va se dérouler dans la première semaine, comment je me sentirai. Vous me connaissez, j'aime passer à l'attaque. Mais Luz-Ardiden, c'est la première étape de montagne, il restera ensuite beaucoup de cols."

- Le parcours de ce Tour est-il idéal pour vous ?
- "Pas du tout. J'aurais préféré plus de contre-la-montre, un au début et un autre au milieu. Je me défends dans les chronos et c'est la possibilité pour moi de distancer les autres grimpeurs. En 2007, je me souviens qu'il y avait près de 120 kilomètres (contre 42,5 km en individuel cette année), ça m'avait convenu."

- La lutte pour la victoire va-t-elle se limiter à Andy Schleck et à vous, comme l'an dernier ?
- "Andy est mon rival principal mais il y en a d'autres. Les anciens, qui se sont très bien préparés, et une poignée de jeunes qui peuvent provoquer la surprise. Tactiquement, ça va être très intéressant."

- Croyez-vous que Robert Gesink, dont on parle beaucoup comme troisième homme, puisse gagner dès cette année ?
- "Il est très fort, il cerne ses objectifs et sait ce qu'il veut. J'ai des copains chez Rabobank et je sais qu'il a tout basé sur le Tour cette année. S'il parvient à faire le saut de qualité qui lui manque encore, il sera capable de lutter pour la victoire."

- On ne vous a pas entendu prendre position à propos des cas de dopage qui ont affecté un jour ou l'autre les équipes dans lesquelles vous avez couru. Pourquoi devrait-on vous croire ?
- "Vous êtes très mal informés, j'ai toujours dit que j'étais contre le dopage. Pour moi, c'est tolérance zéro. Mais vous êtes libres de penser ce que vous voulez."

- Que pensez-vous de l'hypothèse de perdre une éventuelle victoire dans ce Tour, si le Tribunal arbitral du sport (TAS) en décide ainsi dans quelques semaines ?
- "Si je gagne le Tour et que l'on m'enlève cette victoire, je trouverais cela ridicule. Depuis le début de la saison, je suis sans doute le coureur le plus contrôlé. J'ai gagné la plupart des courses que j'ai disputées. J'ai confiance dans l'issue, dans la décision qui sera prise. Si jamais ça devait se passer, ce serait insignifiant... ridicule."

AFP