Alberto Contador fait grise mine
Contador est le grand perdant de la première étape | AFP - Lionel Bonaventure

Contador : "Je n'ai pas mon coup de pédale habituel"

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Au lendemain de sa troisième chute depuis le départ du Tour de France, Alberto Contador a voulu faire preuve d'optimisme, lundi, pendant la journée de repos du Tour 2011. Devant les médias rassemblés dans une petite salle bondée de son hôtel de Murat, l'Espagnol a reconnu ne pas disposer de la même fraîcheur que lors de son Giro victorieux en mai. "Mais ce n'est pas une excuse", s'est empressé d'ajouter le vainqueur sortant du Tour.

Qu'avez-vous à dire sur les chutes et la sécurité de ce Tour ?
"Je pense que c'est un Tour différent des précédents. Il me rappelle un peu celui de 2005, mon premier Tour. La première semaine était dangereuse. La météo a influé sur la course, la pluie. Il y a eu d'autres facteurs bien sûr. Beaucoup d'arrivées dans des petites montées, qui font que les sprinteurs pensent pouvoir passer et que les leaders (d'équipes) doivent être devant pour ne pas perdre de temps. Et donc, beaucoup de coureurs sont concernés dans le final."

Et les routes ?
"Cette année, il y a peut-être aussi plus de routes étroites que les années précédentes. On a besoin de mesures de sécurité, de signaler les points difficiles de la course comme hier (au Pas de Peyrol). C'était un virage dangereux. Les coureurs de l'équipe (Garmin) qui étaient devant ont roulé très vite, ils ont perçu le danger de cette descente. Je crois aussi que la première étape (qu'il a terminée attardé) a eu une grande importance. Ensuite, tout le monde a fait très attention et a cherché à ne pas perdre de temps."

Où en êtes-vous après votre chute de la 9e étape (Saint-Flour) ?
"C'est un incident malheureux. J'ai accroché la selle de Karpets. Le problème, c'est que j'ai pris un coup très fort l'autre jour (mercredi dernier) sur le côté extérieur du genou droit. Là, c'est sur la face interne. Ca n'arrange pas les choses. L'important, c'est de ne pas avoir perdu du temps. Il faut que je me soigne, que j'essaye de récupérer avant les Pyrénées."

Serez-vous handicapé dans les cols ?
 "C'est toujours préoccupant. Depuis la chute du premier jour, je n'ai pas mon coup de pédale habituel. Evidemment, le soir, le massage ne peut pas être le même (que d'habitude). C'est comme ça. Il faut rester optimiste. Il y a trois jours avant les Pyrénées."

Par quoi êtes-vous le plus préoccupé, le retard au classement ou la douleur au genou ?
"Il faut attendre la première étape des Pyrénées (jeudi) pour répondre à cette question."

Après votre chute, vos équipiers ont tardé à vous aider. Etes-vous satisfait d'eux ?
"C'étaient les circonstances de course. Je suis tout à fait satisfait de mon équipe. Elle fait du très bon travail et elle m'aide beaucoup. Les coureurs sont en grande forme, ils sont déterminés à m'aider."

Que pensez-vous du début de Tour de vos adversaires ?
"Pour le moment, on ne peut pas tirer de conclusions. Il faut voir dans les Pyrénées. Ce qui est sûr, c'est qu'Evans est en grande forme, les frères Schleck sont là, Basso est toujours dans le coup."

Et pour récupérer votre retard...
"Une minute et demie à reprendre, c'est toujours dur. Même si je suis rassuré par le fait qu'il reste le contre-la-montre final de Grenoble."

Privilégiez-vous un adversaire, entre Evans et les Schleck ?
"Difficile à dire. Les frères Schleck sont peut-être un peu plus dangereux parce qu'ils ont plus de possibilités (de manoeuvre). Mais Cadel (Evans) semble vraiment très bien. Il est en très bonne position."

AFP