Alberto Contador encadré par les frères Schlek
L'Espagnol a subi les assauts des deux Luxembourgeois | AFP - JOEL SAGET

Contador encore en baisse

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Alberto Contador n'a pas perdu le Tour de France mais l'inquiétude grandit pour le champion espagnol. Retour sur une journée qu'on attendait folle et qui a déçu.

Contador inquiète
S’il a fallu attendre les quatre derniers kilomètres pour voir les favoris s’expliquer, on est guère plus avancé après l’arrivée. On est même resté sur notre faim alors qu’on nous promettait la « guerre ». Des accélérations timides mais rien de décisif. Marqué à la culotte par Alberto Contador, Andy Schleck a laissé son frère Franck s’évader vers une 2e place derrière Samuel Sanchez. L’aîné de la famille a en tiré profit pour prendre la 2e place à Cadel Evans. On s’en doutait au vu de sa première semaine mais le champion du Luxembourg est en forme. Son frère Andy, accompagné d’un excellent Basso, ont marqué des points en attendant une offensive de plus grande envergure. Les Leopard Trek avaient pourtant donné l’impression de vouloir faire un coup en accélérant à 47 km de l’arrivée. Les neuf coureurs de l’équipe s’étaient mis à rouler en tête de peloton. Au sommet du Tourmalet, malgré un certain écrémage, la tactique avait fait un flop. C’est peut-être la chance d’Alberto Contador, peu à son avantage dans le final. Malgré quelques secondes de perdues sur ses rivaux (33’’ sur F. Schleck et 13’’ sur A.Schleck et Evans), le triple vainqueur du Tour est toujours en vie. Peut-être la meilleure nouvelle de la journée pour lui…

Quelques éliminés de plus…
L’étau se resserre autour de l’élite mondiale. La certitude du jour, c’est qu’Andreas Klöden n’en fait plus partie. Johan Bruyneel rêvait encore d’un podium pour la dernière cartouche de RadioShack. En tombant à nouveau dans la descente de la Hourquette d’Ancizan, l’Allemand a définitivement hypothéqué ses chances. A l’arrivée, il cède près de huit minutes aux Schleck et à Evans. Quant à Robert Gesink, l’espoir s’est éteint dans les forts pourcentages du Tourmalet. Revenu à sa hauteur pour l’aider, son coéquipier Barredo a reçu l’ordre de ne pas l’attendre. Il a bien fait car le Néerlandais a rendu 17’44’’ à Sanchez (77e). Son Tour est terminé. Quant à Velits et Martin de la HTC, là aussi c’est la soupe à la grimace. Exit le top 1à, et de loin.

Voeckler assure, Chavanel honore son maillot
Thomas Voeckler pensait perdre son maillot jaune à Luz-Ardiden. Le leader d’Europcar avait-il caché son jeu ? Très facile toute la journée, il a profité de l’apathie des favoris pour sauver haut la main son maillot. Epaulé par un épatant Pierre Rolland, il n’a cédé qu’une poignée de secondes au sommet. Comme ce n’est pas à Lourdes qu’il perdra sa tunique, Voeckler doit maintenant concentrer ses efforts sur le plateau de Beille pour continuer son aventure en jaune jusqu’au pied des Alpes. Parti en contre avec Hoogerland et Kreuziger, Sylvain Chavanel a lui tenu à honorer son maillot de champion de France. Pour le panache uniquement car le Poitevin a fini par rentrer dans le rang sous l’accélération du peloton. « Ce n’est pas mon Tour », a-t-il commenté après l’arrivée. Ce ne peut pas être le tour de tout le monde.