Julien El Farès (Cofidis) échappée TDF 2011
Julien El Farès (Cofidis) | AFP - Lionel Bonaventure

Cofidis toujours dans la bataille

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Après une première semaine difficile, la formation Cofidis est revenue en bonne forme, mardi, après la journée de repos. Julien El Farès s’est offert une nouvelle échappée, Tony Gallopin a tenté sa chance à 14km de l’arrivée et Samuel Dumoulin a terminé 10e de cette 10e étape entre Aurillac et Carmaux.

Il faut croire que la journée de repos a été bénéfique pour les troupes d’Eric Boyer. Alors que la première semaine avait laissé un peu d’amertume, la seconde démarre bien pour Cofidis. Julien El Farès un des animateurs du jour, Tony Gallopin auteur d’une sortie pleine de panache à moins de 15km de l’arrivée et Samuel Dumoulin 10e sur la ligne d’arrivée, Cofidis a montré qu’il ne fallait pas l’enterrer. Loin de là. « C’était la consigne, on devait aller dans les coups », a confié El Farès à l’arrivée à Carmaux. Chose dite, chose faite.

« Pour moi, ce n’est jamais très facile après les journées de repos car c’est une coupure dans le rythme, a poursuivi le natif de Manosque. Mais aujourd’hui, j’ai attaqué dans une bosse et la bonne échappée est partie. On a mis un peu de temps à partir mais le coup s’est fait. Malheureusement pour nous, le peloton a rapidement été pris en main par HTC. Et quand j’ai vu qu’on avait 50 seconde à 25km de l’arrivée, je me suis dit que c’était voué à l’échec. Du coup, j’ai préféré garder mes forces pour les jours à venir. » Il a fini en 163e position et espère bien « remontrer le maillot » dans la montagne.

Si El Farès avait le visage un peu tiré, Tony Gallopin affichait, lui, un grand sourire après sa sortie surprise dans les 15 derniers kilomètres. « Les jambes étaient bonnes et j’avais l’autorisation de mes leaders de jouer la carte dans le final, a expliqué le neveu d’Alain Gallopin, directeur sportif de RadioShack. J’aime bien ces finals là avec des bosses de 3-4 kilomètres. On se demande toujours si les sprinteurs vont passer. Du coup, on se prend à y croire et on tente notre chance. Mais les gars qui étaient avec moi n’étaient pas des manchots et ils ont fini par me faire sauter la caisse dans le final. Je n’ai pas de regrets car ils n’ont pas été au bout. Moi, j’ai fait le maximum et puis, c’était chouette d’être avec des champions. »

Malmené par les chutes en première semaine, Samuel Dumoulin s’est pour sa part rassuré en prenant une jolie 10e place à Carmaux. Enfin, le champion d’Estonie Rein Taaramae, prétendant au maillot blanc, reste à moins d’une minute du Néerlandais Robert Gesink. Un écart qui peut lui permettre d’endosser dans les jours à venir ce maillot de meilleur jeune également convoité par Arnold Jeannesson (FDJ). Preuve qu’il ne faut jamais enterré trop vite une équipe.

Isabelle Trancoën