Kim Clijsters
Kim Clijsters, la rage de vaincre | AFP - Miguel Medina

Clijsters : "J'ai commencé à douter"

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La Belge Kim Clijsters avait "du mal à comprendre" comment elle a pu laisser échapper deux balles de match et une avance confortable devant la Néerlandaise Arantxa Rus avant de chuter dès le 2e tour de Roland-Garros face à la 114e mondiale, en trois sets 3-6, 7-5, 6-1 jeudi. "Physiquement tout allait bien", a précisé à la presse la N.2 mondiale, pourtant longtemps incertaine pour le tournoi en raison d'une blessure à la cheville.

Vous sembliez avoir le match en main et puis il vous a complètement échappé, que s'est-il passé ?
"J'ai du mal à comprendre. Je me sentais en contrôle, elle ratait pas mal, je bougeais bien. Et puis, soudain, j'ai commencé à douter, ce qui est un très mauvais réflexe sur terre battue. Elle a pris confiance et a commencé à jouer de mieux en mieux. Elle m'a fait reculer, je n'arrivais plus à développer mon tennis agressif au troisième set. J'ai aussi connu un gros  problème avec mon lancer de balle. C'était soit trop à droite, trop à gauche ou trop en avant. Je n'ai jamais trouvé mon rythme au service, ce qui explique mes dix doubles fautes."

Est-ce que vous étiez diminuée physiquement ?
"Ma cheville va bien et n'a rien à voir avec cette défaite. J'étais prête, sinon je ne serais pas venue à Roland-Garros cette année. Physiquement tout allait bien. J'ai fait du mieux que j'ai pu vu les circonstances."

Regrettez-vous d'être venue alors que vous étiez longtemps incertaine pour le tournoi ?
"Encore une fois, je me sentais prête. Je suis contente d'avoir essayé. Je ne vais pas dire, maintenant que j'ai perdu, que je n'aurais pas du venir. Ce serait vraiment une attitude de +loser+. Non, je ne regrette pas, je sentais que tout allait presque bien."

Pensez-vous pouvoir un jour gagner ici, à Roland Garros ?
"Oui, bien sûr. À chaque fois que je pense à Roland Garros, je me dis que ma performance est souvent bonne, ici. Mais il faut encore que je m'améliore, en tout cas que je fasse mieux qu'aujourd'hui."

Isabelle Trancoën