Cesar Cielo et Frédérick Bousquet
Frédérick Bousquet et Cesar Cielo encore face à face | AFP - VANDERLEI ALMEIDA

Cielo-Bousquet, la finale du 50 pap pour les séparer

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Anciens coéquipiers à l'université d'Auburn sous la houlette de Brett Hawk, Cesar Cielo et Frédérick Bousquet vont être de nouveau adversaires, à 18h47, en finale du 50m papillon des Mondiaux de Barcelone. Il y a quatre ans, aux Mondiaux de Rome, le Brésilien avait dominé le Français sur 50m nage libre (Bousquet 2e) et sur 100m nage libre (Bousquet 3e). Mais avec le Brésilien Nicholas Santos (meilleur temps des demi-finales), Florent Manaudou et le Biélorusse Yauheni Tsurkin, le podium est plus que jamais ouvert.

Depuis le début, Florent Manaudou et Frédérick Bousquet le disent: il n'y a pas de spécialiste du 50m papillon. Ce qui en fait une course extrêmement ouverte à quelques heures de la finale. Mais il y a un roi: Cesar Cielo, double champion du monde en titre de la spécialité, et en bronze à Londres. 

Cielo, c'est M. sprint de ces dernières années. Champion olympique du 50m nage libre à Pékin en 2008, champion du monde du 50 et du 100m nage libre à Rome en 2009, champion du monde du 50m nage libre et du 50m papillon à Shanghaï en 2011, le Brésilien est l'une des références. Et c'est aussi un adversaire que connaît parfaitement Frédérick Bousquet, les deux nageurs ayant partagé le même entraîneur, l'Australien Brett Hawke à l'université d'Auburn. A Rome, les deux hommes s'étaient affrontés sur les deux distances de la nage libre, le Français remportant alors ses deux premières et toujours seules médailles mondiales individuelles en grand bassin. Et le Sud-Américain avait pris l'or à chaque fois.

"Cinq sous les 23", du jamais vu"

Ce soir, Cielo sera encore une fois favori de la course, même s'il a été opéré du genou en septembre dernier et que son objectif majeur demeure les Jeux de Rio, à domicile en 2016, et même si son compatriote Nicholas Santos a réalisé le meilleur temps des demi-finales (22"81), cinq centièmes plus vite que lui. Mais Frédérick Bousquet aime ne pas être attendu. C'était déjà le cas à Rome, voici quatre ans. Et lui qui n'avait réalisé, hier matin, que le 13e temps des séries, échappant pour neuf centièmes à l'élimination, a déjà surpris tout son monde en finissant sa demi-finale en 22"93, soit le 4e temps des demi-finales. "Pour moi, c'est un record personnel, car le mien date de 2009 et c'était en combinaison (22"84). Passer sous les 23" c'était très important pour moi. Ce n'est pas rien. On continue d'avancer", explique-t-il. A 31 ans, le Marseillais se connaît, et se corrige rapidement. De sa série, il dit avoir "vu que le premier 35-38m était complètement forcé". La vidéo a parlé, les changements ont été faits, le chrono a changé.

Mais il sait que le podium se jouera à rien. Depuis le début, il martèle: "Une mauvaise arrivée peut vous faire passer du podium à la 6e place." Et la densité de cette finale est exceptionnelle: "On est cinq à nager sous les 23", c'est du jamais vu", s'enthousiasme-t-il. Santos (22"81), Cielo (22"86), Tsurkin (22"90), Bousquet (22"93), Govorov (22"97), sans oublier Deibler (23"02), Godsoe (22"16) et surtout Florent Manaudou, capable de nager 22"15 en demi-finale après avoir fait 2"318 en série le matin et juste avant de prendre part au relais 4x100m, c'est une finale extrêmement ouverte qui s'annonce. 

Bousquet et Manaudou en finale du 50 papillon