Aurélie Muller natation
La nageuse française Aurélie Muller | SIPA - SERGEI GRITS

Les Bleus se sont éclatés en eau libre, avec de l'or à la clé

Publié le , modifié le

La France s'est fait une place de choix parmi les meilleurs du monde en eau libre, portée par Aurélie Muller, sacrée sur 10 km et qui a conclu avec un 25 km infernal, lors des Mondiaux-2015 de natation, samedi à Kazan.

"On s'est éclatés ! On a passé une bonne semaine. J'espère que j'ai lancé  le truc et que la natation course va enchaîner (à partir de dimanche)", s'est  réjoui Muller, souriante mais épuisée, après le premier 25 km de sa carrière. Elle a terminé 4e après 5 heures 16 minutes 07 secondes 5, sans jamais  quitter le groupe de tête.  "C'est une course très dure que je ne savais pas trop comment gérer. J'ai  très mal aux jambes mais je suis quand même contente", a-t-elle dit. A un an des Jeux de Rio, Muller a marqué des points essentiels en  remportant mardi le titre sur 10 km, seule distance olympique.  Elle a validé son billet pour les JO tout comme le jeune Marc-Antoine  Olivier (19 ans), 6e sur 10 km et qui s'entraîne avec elle depuis le début de  l'année à Narbonne avec Philippe Lucas.

" On ne savait pas gagner"

Avant la victoire de Muller, la France n'avait jamais été titrée en eau  libre en championnats du monde. Un beau succès à la Philippe Lucas qui est   également le fruit du travail du directeur de l'équipe de France de l'eau  libre, Stéphane Lecat, en poste depuis deux ans et demi. "Quand je suis arrivé, j'ai dit aux nageurs: +on est rien et on est surtout  rien parce qu'on n'a pas eu de médaille sur la distance olympique+. Maintenant,  on l'a", s'est-il satisfait. "L'année dernière, nos nageurs ne savaient pas gagner. Il fallait débloquer  le compteur, c'est Axel (Reymond) qui l'a débloqué en 2014. Maintenant, il y a  Aurélie. La machine est lancée", a poursuivi un Lecat "fier" d'une équipe de  France à son image.

 Reymond a été le premier à être couronné, lors de l'Euro-2014. A Kazan, il a connu une cruelle désillusion lundi sur 10 km. Classé 12e, il  n'a pas validé son billet pour les JO. Samedi, sur sa distance, le 25 km, il a fini 4e. Certes au pied du podium  mais il s'agit d'un gros réconfort pour le Parisien après avoir livré une belle  course. "Après le 10 km, j'ai vraiment eu du mal mentalement, j'étais au fond du  gouffre", a confié, ému, le nageur de 21 ans, qui doit son rebond au soutien de  tout son entourage.