Florent Manaudou
Florent Manaudou dans le bassin de l'Insep | MARTIN BUREAU / AFP

L'Insep, terre de champions et de préparation

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L’Equipe de France de natation est arrivée hier soir à Kazan avant le début des courses dimanche. Pour préparer au mieux cette dernière échéance internationale avant les Jeux Olympiques de Rio l’année prochaine, les nageurs et nageuses ont pu profiter du cadre de l’Insep pour aborder le plus sereinement possible ces Mondiaux.

L’antre du sportif s’est refaite une beauté rien que pour eux, ou presque. En venant préparer les Mondiaux de natation ici, à l’Insep, les nageurs ont pu profiter du bassin entièrement rénové de l’institut et d’un environnement propice à la préparation à l’orée de ces seizième Championnats du Monde de natation. Un cadre idéal, loin de la pression qu’ils auront à Kazan et de la ferveur du dernier Open de France. "C'est vrai que cet endroit nous apaise un petit peu. On a eu beaucoup de bruit à Vichy, beaucoup de bruit à Majorque où on était en stage. Etre ici, c'est vraiment très reposant, c'est très important avant la compétition." raconte Florent Manaudou. Une impression confirmée par Camille Lacourt. "On est dans le repère des sportifs donc forcément, ça sent la performance. Tout est fait en tout cas pour qu’on arrive serein à Kazan." Une dernière ligne droite pour se préparer, travailler mais aussi se reposer avant un programme qui va se muscler une fois la délégation arrivée à Kazan.

"Un sentiment d’Equipe de Fran​ce Olympique"

Ces Mondiaux sont également l’occasion de préparer les prochaines échéances, et notamment les prochains Jeux Olympiques de Rio. Et ces quelques jours à l’Insep permettent déjà de donner vie à un esprit de groupe. Fabien Gilot, doyen de la délégation tricolore, met en avant le potentiel de ces rassemblements ici, à l’Insep, sur la cohésion du groupe France.  "C’est bien pour les plus jeunes de venir ici. Ça leur permet de commencer à sentir l’odeur d’une Equipe de France Olympique et non d’une Equipe de France de natation." L’occasion de s’imprégner, déjà, du "poids du maillot français et de ses couleurs bleu blanc rouge."

Car en choisissant l’Insep comme lieu de rassemblement pré-Mondiaux, la Fédération de natation donne aux nageurs et aux nageuses l’occasion de côtoyer d’autres sportifs, qui pour certains ont aussi la tête et l’esprit tournés vers le Brésil. "C'est sympa de pouvoir côtoyer d'autres sportifs, ça nous change de Marseille, des autres stages que l'on fait entre nageurs, donc c'est sympa." assure Florent Manaudou. L’occasion également de pouvoir observer et échanger. "J'ai vu les basketteurs, j'ai vu Jimmy Vicaut s'entrainer également. C'est bien, ça nous apporte quelques petits trucs en plus je pense." Des collaborations qui pourraient donner au nageur français des idées pour l’avenir. "Je pense que peut-être, par la suite, on pourrait travailler ensemble, entre athlètes et nageurs, je pense que ça peut aider."

La pression à Kazan

Un cadre idyllique, un nouveau bassin tout neuf à leur disposition… Les conditions de préparation sont idéales pour les nageurs avant de s’envoler pour Kazan. Trop ? Pour Florent Manaudou, ce serait plutôt le contraire. "Je ne crois pas que le cadre de l’Insep ait une influence sur l’influx nerveux à l’approche de la compétition. Ici, c’est repos. On a tout le temps à Kazan pour se mettre la pression." Arrivé hier en Russie, la pression devrait monter doucement dans le camp français, avant le début des séries et des finales dimanche.

Mathieu Aellen