Mondiaux 2017 : Renaud Lavillenie rate l'or mais s'adjuge le podium mondial

Mondiaux 2017 : Renaud Lavillenie rate l'or mais s'adjuge le podium mondial

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Renaud Lavillenie, l'une des plus grandes chances de médaille française, n’aura pas déçu. C’est encore à Londres, terre de son sacre olympique de 2012, que le recordman du monde arrache une nouvelle médaille mondiale - en bronze - après une finale de saut à la perche intense et riche en rebondissements.

Dès le début de la finale, premier coup de tonnerre. L’Allemand Raphael Marcel Holzdeppe, champion du monde 2013 et vice-champion du monde 2015 ainsi que médaillé de bronze à Rio (2012), a été incapable de franchir la première barre à 5,50 mètres. Le Chinois Jie Yao ainsi que le Belge Arnaud Art ont également dès leur entrée dans la compétition. Plus que 9 athlètes pour la seconde barre de la soirée.

Renaud Lavillenie entre en jeu

Décidant de faire l’impasse à 5,50 m, Renaud Lavillenie entre en scène à 5.65. Haut la main. Du côté de ses concurrents, seul le perchiste suédois Armand Duplantis n’a pas pu passer la hauteur. Mais à 17 ans, celui qui a déjà passé 5,90 m à tout l’avenir devant lui.

Place aux 5m75

Le Canadien Shawnacy Barber, champion du monde en titre, est apparu en deçà de son niveau habituel. Après s’être fait très peur à 5,65m, ne réussissant la barre que lors de son 3e essai, la barre au-dessus a eu raison de lui. Preuve de sa méforme. Tandis que Lavillenie , Xue, Kendricks et Lisek, déconcertants de facilité, la passe du premier coup. Le Polonais Wojciechowski du second. Quant à Axel Chapelle, le second français, il termine 6e, réussissant un très beau concours. 

Plus que 5 athlètes

La hauteur supérieure (5,82 mètres), a vu s’affronter 5 athlètes. Et Changrui Xue a établi le record de Chine – auparavant 5,81 m- dès son premier essai afin de mettre une énorme pression sur ses concurrents. Sam Kendrick, toujours aussi propre, passe au premier essai. Dans le même temps, Renaud Lavillenie grille son premier joker en accrochant la barre avec son genou droit. Idem pour le Polonais Piotr Lisek. Mais ce dernier, en décidant de passer directement à 5,89m, et réussissant son coup, prend une option sur la médaille mondiale, tandis que son compatriote Wojciechowski n’y arrive plus.

Cinq sur cinq pour Kendricks

L’Américain fait une finale parfaite, réussissant toutes les barres de 5,50 à 5,89 dès le premier essai. De son côté, le recordman du monde français rate son saut à 5,89. Le rêve s’éloigne. Plus qu’un essai pour contrer le mauvais sort.

Gérer la pression comme un champion

Au pied du mur, Renaud Lavillenie s’élance et franchit cette barre de 5,89 mètres pour continuer de rêver à son premier titre de champion du monde. Quoi qu’il se passe, il sera médaillé. Pour la 5e fois en championnat du monde. Mais lui qui court après l’or mondial depuis le début de sa carrière ne doit vouloir que ce métal.

Un duel assourdissant

Après avoir raté chacun leurs deux premiers essais à 5,95, Sam Kendricks et Renaud Lavillenie commencent leur duel doré. Et à ce petit jeu, Kendricks est le meilleur. Passant la barre des 5,95 plein de grâce, l’Américain oblige Lavillenie à faire l’impasse et tenter directement de dépasser les 6 mètres, ce qu’il n’a pas réussi à faire cette saison.

Ce sera le bronze

Dernière tentative. Soit les 6,01 m passent et Lavillenie a de grandes chances d’être champion du monde, soit c’est la 3e marche du podium. Il s’élance, mais accroche une nouvelle fois la barre. Le Français ne sera pas sur le toit du monde, mais décroche une très belle médaille de bronze, à 30 ans. Piotr Lisek est second. Sam Kendrick est champion du monde. Rendez-vous est déjà pris pour 2019. 

Leo Anselmetti @LeoAnselmetti