Usain Bolt
Usain Bolt | AFP PHOTO / OLIVIER MORIN

Mondiaux 2017 : Dix choses que vous ne savez (peut-être pas) sur Usain Bolt

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Sur Usain Bolt, on a sûrement tout vu, lu, ou entendu. Mais vous ne connaissez peut-être pas toute la vie du nonuple champion olympique…

1. Il a une jambe plus courte que l'autre

On le savait déjà, le style de course d’Usain Bolt a complètement bouleversé le monde du sprint, qu’on pensait réservé aux tailles moyennes et hauts du corps bodybuildés. Son buste tendu et sa scoliose (qui l’a handicapé pendant son début de carrière) ont provoqué un déséquilibre de son bassin… et une différence de taille de jambes. Résultat, la jambe droite du recordman du monde est un centimètre et demi plus courte que la gauche. De quoi faire rire l’intéressé : « on va dire que ça complique un peu la tâche dans les virages ».

2. Il s’est empiffré de nuggets aux Jeux de Pékin

Tout le monde connaît l’addiction de Bolt aux jeux vidéos, mais connaissez-vous son pêché mignon ? C’est simple, ce sont... les nuggets. Aux Jeux Olympiques de Pékin, le Jamaïcain n’était pas très intéressé par la nourriture locale, mais n’a manqué de rien, comme il se plaît à le raconter dans son autobiographie : « Le premier jour, j'ai mangé une boîte de vingt nuggets pour le déjeuner, puis une autre pour le dîner. Le lendemain, je suis passé à deux boîtes pour le petit-déjeuner, toujours une pour le déjeuner et deux autres dans la soirée ». Celui qui finira cette quinzaine avec trois titres olympiques et autant de records du monde, écrira plus tard avoir avalé en tout plus de 1000 nuggets. Une alimentation de champion ?

3. Il a failli être disqualifié à Londres

Usain Bolt a bien failli perdre un titre olympique à Londres, en 2012. Et ce... après la course. Alors qu’il vient de remporter sa troisième médaille d’or de la quinzaine, avec les autres membres du relais du 4x100m, « Lightning Bolt » souhaite garder un autre souvenir : le témoin du relais. Une décision qui ne ravit pas un officiel, qui réclame l’objet à la star jamaïcaine. « Vous ne pouvez pas le garder. Nous en avons besoin », justifie le membre de l’organisation, qui menace le relais victorieux de disqualification en cas de refus d’obtempérer de la part du roi du sprint. Finalement, un autre officiel viendra arranger la situation, redonnant le témoin de la victoire à Bolt… Tout est bien qui finit bien !

4. Il voulait être joueur de cricket

Le sport qui a toujours fait rêver Usain Bolt (à l’instar de Yohan Blake), ce n’est pas l’athlétisme, mais bien le cricket. L’une de ses idoles n’est autre que le batteur indien Sachin Rendulkar. Dans son autobiographie, le sprinteur jamaïcain raconte qu’enfant lui et ses amis utilisaient des tiges de bananiers pour faire des piquets, et se servaient de branches de cocotiers en guise de battes.

5. Il a été diagnostiqué hyperactif

Petit, Usain Bolt n’était pas le genre d’enfant à rester sagement assis sur sa chaise quand les repas s’éternisaient, ou même à rester sans rien faire. Plutôt du style à cumuler les bêtises (et les corrections, parfois à coups de ceinture, de son papa), le jeune jamaïcain a fini par rencontrer un médecin pour trouver une solution. « Je croyais qu’il était malade, raconte son père, mais le docteur nous a juste dit : ‘Il est hyperactif, votre fils. Il n'y a pas de traitement !’ On devait le laisser agir mais quand même le surveiller afin qu'il ne se blesse pas ».

6. Il vu son grand-père mourir

L’enfance d’Usain Bolt n’a pas été un long fleuve tranquille. Le sprinteur a été témoin d’un drame à l’âge de neuf ans : « Mon grand-père est mort sous mes yeux. On avait une cuisine extérieure et le sol était humide. Il a glissé. Son crâne a heurté la porte. Il a fallu courir chez les voisins pour chercher du secours ». Le champion jamaïcain n’a pas réalisé tout de suite ce qui se passait : « je n’ai mesuré la portée de l'événement que quelques jours plus tard, lors des funérailles. Mes tantes et ma mère pleuraient leur père. Là, ça m'a remué ».

7. Il a d’abord été détesté en Jamaïque

Usain Bolt était aux Jeux d’Athènes, avec la ferme ambition de monter sur le podium du 200m. Le jeune sprinteur est finalement éliminé des les séries, et rentre au pays avec une mauvaise image. La presse locale ne se montre pas tendre avec ce jeune prodige, mettant en avant son manque d’entraînements, et ses sorties en boîte. La saison d’après, aux Mondiaux, on le surnomme « la poule mouillée » après qu’il se soit blessé en pleine course. Certains disent de lui qu’il est la honte du pays. Sa mère témoigne : « il me répétait que je ne devrais pas regarder les infos ni acheter les journaux. Il voulait oublier ce qui s'était passé. J'ai vu mon enfant très triste. Il ne pleurait pas mais je le sentais blessé ».

8. C’est un fan absolu de Manchester United

La star du sprint n’a jamais caché son amour pour le club dirigé par José Mourinho. En décembre dernier, il a même appelé la chaîne officielle des Red Devils pour féliciter en direct son équipe. Mandy Henry, la présentatrice, avait alors annoncé la chose ainsi : « le prochain appel vient d’un certain Usain de Jamaïque », sans se douter qu’au bout du fil se trouverait l’un des plus grands athlètes de l’histoire. Quelques heures plus tard, Bolt était parti fêter le Nouvel An en compagnie de… Paul Pogba, l’un des joueurs-phares de Manchester United.

9. Il court, danse… et chante

On connaît le Bolt coureur, champion, danseur… Mais il y a également une chanson qui porte son nom. L’athlète, DJ à ses heures perdues, a sorti le single « Faster than Lightning » il y a quelques années.

10. Tout aurait commencé... sur un pari

La légende dit que tout a commencé à 12 ans pour le Jamaïcain. A l’époque, Bolt se chamaille avec un de ses amis, quand le révérend Nugent, de la paroisse de Trelawny, intervient. Pour que les deux adolescents cessent de se disputer, celui-ci propose une course entre les deux garçons. Le vainqueur gagne un déjeuner. L’histoire dit que c’est Bolt, qui s’était largement imposé, et que le révérend lui avait alors dit ceci : « Si tu bats Ricardo (l’ami en question, ndlr), tu peux battre n’importe qui ».

Mathilde L'Azou @MathildeLAzou