Euro-2011 athlé perchiste choix perche 032011
Faire le bon choix | RB

Trouver la bonne perche, un choix cornélien

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Un peu comme les tennismen, les perchistes embarquent dans leurs encombrants bagages, une petite dizaine de perches. Mais les ressemblances s’arrêtent là. Car si dans le sac du joueur de tennis, les raquettes possèdent sensiblement les mêmes particularités, le perchiste emmène avec lui des perches différentes afin d’adapter au mieux son saut par rapport au contexte, leur forme du moment et à l’environnement.

Leur longueur (nécessitant des autorisations spéciales pour les compagnies aériennes), leur poids (entre trois et cinq kilos) et même leur matériau changent ainsi d’une perche à l’autre. C’est pour cette raison que l’on voit souvent les athlètes prendre le temps de choisir minutieusement leur instrument de travail avant un saut (voir photo). Finie l’époque des perches en bois, en aluminium ou en fer, place est désormais faite à la fibre de verre ou au carbone. En fonction de son gabarit, de sa vitesse de course et de sa puissance, l’athlète optera pour différentes options. Mais ce sont avant tout la longueur, et la rigidité de la perche qui guideront les perchistes. Sur le côté de chaque engin est d’ailleurs mentionné la longueur et la force qu’elle est censée renvoyer.

Ainsi, pour devenir le premier homme à franchir la barre mythique des 6 mètres et enchaîner une flopée de records du monde (jusqu’à 6,14m), il avait fallu à Sergueï Bubka des perches extrêmement rigides, que lui seul, était capable de plier suffisamment pour franchir l’obstacle. Si en salle, les athlètes n’ont pas à se soucier des conditions climatiques, le vent peut également constituer un paramètre important au choix de la barre, car il perturbe non seulement le saut, mais aussi la course d’élan. Selon les spécialistes, le choix d’une perche représente la moitié des chances de réussir un saut, autant dire qu’il vaux mieux ne pas se tromper.

Romain Bonte