Pascal Martinot-Lagarde
Pascal Martinot-Lagarde | AFP PHOTO / ADRIAN DENNIS

Euro 2017: la France dans les starting-blocks

Publié le , modifié le

Ce vendredi, à Belgrade (Serbie), s'ouvrent les championnats d'Europe d'athlétisme en salle. A six mois des Mondiaux, ce rendez-vous sera l'occasion pour les athlètes tricolores de se jauger mais surtout de briller sur une scène européenne privée des athlètes russes. Dans ces conditions, et alors que la Russie avait terminé en tête des nations lors de l'édition de 2015, la concurrence s'annonce acharnée. Mais le clan tricolore a des jolis atouts dans sa manche, notamment du côté des hurdlers.

Avec 8 médailles au compteur, la Russie avait dominé les championnats d'Europe d'athlétisme en salle en 2015. Mais depuis, la suprématie de ce grand pays a pris un sérieux coup. La Fédération russe a en effet été suspendue par la Fédération internationale après les révélations du rapport McLaren sur le dopage dans le pays. L'IAAF a toutefois fait un geste en autorisant la participation aux athlètes russes pouvant prouver que leur parcours et leur méthode d'entraînement n'avaient pas été entachés par le système de dopage institutionnalisé. 

Trois athlètes ont ainsi obtenu la précieuse autorisation : la perchiste Anzhelika Sidorova, la sprinteuse Kristina Sivkova et le lanceur de marteau Aleksei Sokirskii. Mais aucun d'entre eux ne fera le déplacement. La seule représentante de la Russie sera la sauteuse en longueur Darya Klishina, qui s'entraîne en dehors du pays. 

Pour les autres nations, notamment la France et la Grande-Bretagne, l'occasion est toute trouvée pour s'imposer sur la scène européenne. Le clan français ne sera malheureusement pas au complet puisque Renaud Lavillenie, Christophe Lemaître, Mahiedine Mekhissi et Dimitri Bascou ont fait défection. Les principales chances de médailles tricolores reposent dès lors sur les épaules de Kevin Mayer (heptatlon) et de Pascal Martinot-Lagarde (60 m haies). Ce dernier devra toutefois garder à l'oeil l'Espagnol Orlando Ortega, 2e à Rio, et le Britannique Andrew Pozzi, actuellement en grande forme. 

Parmi les prétendants à la suprématie européenne, la Grande-Bretagne aura une belle carte à jouer, notamment grâce à Laura Muir, motivée par le doublé 1500 m-3000 m. La Pologne a, elle, des chances de s'illustrer sur le concours de la perche avec Piotr Lisek, le seul à avoir franchi 6 m en 2017. Enfin, la Belgique, avec les frères Borlée (4x400 m) et Nafissatou Thiam (penthatlon), ne devrait pas être en reste. 

Toute la compétition sera à suivre de vendredi à dimanche sur France Ô et sur le site et l'application de FranceTV Sport.

Isabelle Trancoën