Quentin Bigot, lancer du marteau
Le lanceur français Quentin Bigot, contrôlé positif à un produit dopant fin juin | MANUEL BLONDEAU / AOP PRESS / DPPI MEDIA

Affaire Bigot : les lanceurs "très affectés"

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Les athlètes français constituant le groupe des lancers a été "très affecté" par l'affaire Quentin Bigot, lanceur de marteau suspendu pour dopage, et la mise en examen du manager des lancers français Raphaël Piolanti, a annoncé lundi Bernard Amsalem, président de la Fédération française.

 "Le groupe des lancers a été très affecté. Je leur apporte mon soutien  moral car il ne faut pas faire d'amalgame", a déclaré le président de la FFA,  depuis Zurich, où se tiendront les championnats d'Europe d'athlétisme de mardi  à dimanche.

Auditionné le 24 juillet par la commission de discipline de la Fédération,  Bigot, pensionnaire de la section d'Amnéville (Moselle) de l'Athlétisme Metz  Métropole (A2M), a fait des aveux circonstanciés (la manière dont il s'est  dopé, les personnes impliquées). Sans donner de nom, apparaissait en creux celui de Raphaël Piolanti,  manager national des lancers à la Fédération française d'athlétisme.

Piolanti, entraîneur de l'A2M, âgé de 46 ans, a été mis en examen le 31  juillet par le parquet de Metz, pour "exercice illégal de la médecine et de la  pharmacie", "incitation à l'usage de dopants", "administration à un sportif de  produits dopants", "acquisition, détention, importation, offre ou cession à un  sportif de produits dopants". Ce que Piolanti a nié lors de sa garde à vue.

"Ces histoires sont trop compliquées et trop importantes personnellement  pour s'en mêler. A l'heure actuelle, je n'ai qu'une certitude, c'est que Bigot  était positif", a rappelé M. Amsalem. "Il y a la présomption d'innocence, une enquête judiciaire est ouverte dont  j'attends les conclusions avec intérêt".

Ce fait de dopage a soulevé la question du suivi de l'encadrement, et du  choix des hommes, pour entraîner les athlètes. "Tu ne peux pas être derrière eux tout le temps", a expliqué le DTN Ghani  Yalouz. "Tu ne peux que faire passer des messages. L'ensemble des entraîneur  est porteur de respect et de valeurs éducatives. Ce sont des gens passionnés et  éthiques", a souligné le DTN.

"Nous sommes dans la nature humaine, et nous ne vivons pas dans une société  de bisounours", a développé M. Amsalem. "C'est un travail quotidien, de longue haleine, où la FFA est souvent citée  en exemple. Ne demandons pas l'impossible, nous faisons le maximum de ce que  nous pouvons faire", a-t-il conclu.

AFP