Championnats d'Europe en petit bassin: Henique marque son territoire, Manaudou frappe déjà fort

Publié le , modifié le

Auteur·e : Thierry Tazé-Bernard
Mélanie Henique, la spécialiste du papillon
Mélanie Henique, la spécialiste du papillon | AFP - STEPHANE KEMPINAIRE / KMSP

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Chef de file de la natation féminine tricolore, Mélanie Henique n'a pas raté son entrée en lice dans les championnats d'Europe en petit bassin, à Glasgow. Sur 50m papillon, elle a réalisé le meilleur temps des séries en 25"37. Dans son sillage, Béryl Gastaldello, 3e temps (25"56), également qualifiée sur 100m NL. Florent Manaudou a pris part à sa première course, avec le relais 4x50m 4 nages mixte. Un temps de 23"25 sur le dos pour lancer la France vers la finale, un bon départ. Quant à Léon Marchand, il a pulvérisé son record personnel de 10" sur 400m 4 nages, et a été repêché pour la finale.

C'était son premier plongeon dans une compétition majeure depuis son retour à la compétition. Et Florent Manaudou ne l'a pas raté. Engagé dans les séries du relais 4X50m 4 nages mixte, le Marseillais était le premier à s'élancer, en dos. Un aller-retour en 23"25 (son record personnel est en 22"22), soit le meilleur temps de sa série, il a parfaitement rempli sa mission et placé l'équipe de France sur de bons rails. "C'était sympa de nager un relais pour l'équipe de France, c'était bien de commencer par ça. Après, ce n'est pas ma meilleure épreuve mais je suis là pour l'équipe", a-t-il réagi après sa course.

A l'arrivée, les Bleus ont pris la 2e place, derrière les Pays-Bas, en finissant en 1'39"42. C'est le 5e temps des séries, à 77 centièmes des Russes, les plus rapides, le tout sans avoir grillé toutes les cartouches...

 

La première réaction de Florent Manaudou

Pour l'instant, le bronze a toujours été son métal lors des grands championnats. Monde, Europe en grand et petit bassin, Mélanie Henique n'a jamais franchi cette marche du podium pour aller plus haut. Mais à Glasgow, 9 ans après sa première médaille de bronze décrochée en grand bassin à Budapest, elle a peut-être en elle sa première couronne. Pour son entrée en lice, elle a en tout cas marqué son territoire. Meilleur temps de sa série en 25"37, meilleur temps de toutes les filles en lice en cette matinée, elle a renvoyé la Danoise Emilie Beckmann, en argent en 2018, à un dixième.

La satisfaction de Mélanie Henique

Et juste derrière, avec le 3e temps du matin, une autre Française, Béryl Gastaldello. A 24 ans, la coéquipière de Henique au Cercle des nageurs de Marseille, spécialiste du dos, a réalisé une belle course, pour remporter elle-aussi sa série, en 25"56. Un troisième temps qui lui laisse des espoirs, même si, l'Italienne Elena Di Liddo, en bronze ici-même en 2018 a fini en 25"60, et qu'avec le 6e temps, la grande Jeanette Ottessen, ses 48 médailles dans les grands championnats, son expérience du haut de ses 31 ans et son record de 24"71 (certes réalisé en 2014), mettent une grosse pression.

En revanche, Naële Portecop (26"10) et Lena Bousquin (26"23) n'ont pas pu se qualifier, malgré leurs temps, du fait de la qualification pour les demi-finales de leurs deux compatriotes.

Gastaldello double la mise

Béryl Gastaldello n'en avait pas fini avec son début de journée. Alignée sur 100m nage libre quelques minutes après, elle a parfaitement enchaîné, en prenant la 4e place de sa série en 53"70, le 11e temps de toutes les séries qui lui permet de poursuivre son parcours pour les demi-finales. Egalement qualifiée, Anouchka Martin, 7e de sa série en 53"99, ce qui lui offre le 16e temps des séries et lui fait exploser son record personnel (54"35). En revanche, Lena Bousquin, 23e temps en 54"62, s'est encore arrêtée là.

Chez les hommes, la matinée avait mal commencé avec l'élimination de Jordan Pothain sur 200m nage libre. Avec la 4e place de sa série, et un temps de 1'44"50, le Niçois n'a pris que la 17e place des séries. Le sourire est revenu avec la qualification de Yohann Ndoye Brouard, premier repêché pour les demies avec le 17e temps des séries du 100m dos (51"25).

Pas de repêchage pour l'autre Français engagé, Mewen Tomac, 30e temps de ces séries en 52"09. Nouveau record personnel, comme la veille sur 200m dos. Mais cela n'est pas encore suffisant pour aller plus loin.

Car loin devant, il y a le Russe Kliment Kolsenikov, triple champion d'Europe en petit bassin en 2018 ici-même (50, 100m dos et 4x100m NL) et meilleur temps en 49"52. A 19 ans, il est le grand favori pour le titre, lui qui est recordman du monde du 50m dos en grand bassin (24").

Léon Marchand, un nom à retenir

Très attendu du haut de ses 17 ans, Léon Marchand n'a pas déçu ses supporters. Dans les séries du 400m 4 nages, il est parti seul pour finir en 4'07"55, soit dix secondes plus vite que son précédent record sur la distance. Et à moins d'une seconde du record de France détenu par Jérémy Stravius (4'06"85). Mais le nageur toulousain n'a pas pu aller suffisamment vite pour s'ouvrir les portes de la finale, ne réalisant que le 9e temps des séries. Mais c'était avant que Duncan Scott, auteur du meilleur temps après avoir joué les torpilles dans un temps canon (pour des séries du matin) de 4'01"20, n'annonce qu'il déclarait forfait pour la finale pour mieux se consacrer au 200m nage libre. L'Ecossais, qui avait refusé de serrer la main de Sun Yang sur le podium du 200m aux derniers Mondiaux, libère donc une place au jeune Français en finale. Une récompense pour un jeune qui a d'ores et déjà pris rendez-vous avec le plus haut niveau. 

A la découverte de Léon Marchand

Un autre nageur a joué les torpilles dans le bassin écossais. Dans l'ultime épreuve de la matinée, le 1500m nage libre masculin, l'Italien Gregorio Paltrinieri n'a pas hésité à jouer les gros bras. Le recordman du monde de la discipline a réalisé un cavalier seul pour finir son énorme effort en 14'18"10. A dix secondes de son record du monde qui remonte à 2015. Derrière, David Aubry, au lendemain de sa finale sur 400m, a pris une très belle 2e place. Mais il a fini à 20 secondes du Transalpin... Peu importe, le natif de Saint-Germain-en-Laye, entraîné par Philippe Lucas à Montpellier, est qualifié pour la finale avec le 6e temps. Mais il était particulièrement mécontent du contenu de sa course.

La colère de David Aubry

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