Peloton des quatre jours de Dunkerque
Le peloton va prendre de la hauteur lors de la 7e étape | PHOTOPQR/VOIX DU NORD

Casse-pattes à la sauce boulonnaise

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Six ascensions dans les 65 derniers kilomètres dont quatre dans le final, l’étape qui mène à Boulogne sera animée ou ne sera pas.

 

« C’est toujours difficile dans ce coin-là, analyse Jimmy Engoulvent, vainqueur des Quatre Jours de Dunkerque et qui avait sauvé sa place de leader dans ces ultimes côtes.  Sur le Tour ça bagarre vraiment et les puncheurs vont être là pour aller durcir la course. Ce sera une étape difficile pour moi. » Plutôt que les pavés du Nord, Christian Prudhomme a choisi un parcours musclé. Un profil tout à la pédale qui pourrait faire des dégâts et susciter la convoitise. Les candidats aux maillots pourraient bien s’y jeter tête baissée. N’est-ce pas Sylvain Chavanel ? Le puncheur d’Omega Pharma – Quick Step avait tenté le coup à Seraing mais Cancellara avait sauté dans sa roue. Troisième du général à sept secondes, le Poitevin a certainement des fourmis dans les jambes. « Le maillot, on verra dans quelques jours », avait avoué Chava après son prologue de feu. Le profil pourrait lui convenir mais il n’est pas le seul.

Fedrigo candidat, Europcar prudent

Pierrick Fedrigo est aussi de ceux-là. Marc Madiot le sait mais il se garde bien de mettre une pancarte dans le dos de son coureur. « Fedrigo a été champion de France là-bas ? Oui mais ça ne change rien. C’est une autre course. » Frustré par la deuxième étape dévolue aux sprinteurs, le Lot-et-Garonnais de la FDJ attend le Nord avec impatience. « Si je peux prendre l’échappée et aller au bout, ce sera bien. » Chez Europcar, on se méfie du final. L’objectif n’est pas jouer la victoire mais plutôt de protéger Pierre Rolland. « L’étape de demain est dangereuse. Toute la journée les coureurs vont se frotter. J’espère qu’il n’y aura pas un château de carte, appréhende Jean-René Bernaudeau, la patron de la formation vendéenne. On croise les doigts car on ne maîtrise rien. L’objectif, c’est de ne pas perdre de temps. On attend la Planche des Belles Filles, c’est tout. Si on peut arriver là-bas sans casse… Royal ! »

Radioshack-Nissan en cuisine ?

Si on se fie à l’avis de Stéphane Augé, le directeur sportif de Cofidis, la montagne pourrait accoucher d’une souris. Et l’équipe nordiste ne jouera pas au gros matou. « Oui, c’est une étape accidentée mais ce n’est pas parce qu’on arrive à Boulogne qu’on va montrer le maillot à tout prix. On a d’autres choses à régler, notamment protéger Taaramae. Je pense que l’échappée aura du mal à partir. La course sera cadenassée par l’équipe de Cancellara. Ils peuvent garder le maillot jaune longtemps et ils ne vont pas s’en priver. » Alors, épicée ou pas cette sauce boulonnaise ?