Voeckler Thomas Bbox itw Tour de France 06 2010
Thomas Voeckler, l'un des fers de lance de Bbox | DR

Cascade de chutes !

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Sur un parcours rendu glissant par la pluie, près de 70 coureurs ont mis pied à terre, pour certains de manière violente, lors de l'étape entre Bruxelles et Spa. Maxime Monfort (HCT-Columbia), Anthony Charteau (BBOX) et Thomas Voeckler (BBOX) nous livre leurs impressions sur une étape où même les cadors n'ont pu éviter les chutes.

Maxime Monfort (HTC-Columbia) : « J’ai attaqué, j’aurai voulu continuer mon effort mais je ne pouvais plus avancer. J’ai ramassé une grosse fringale. A ce moment là, j’étais tous seul et j’aurai donc pu finir 2e chez moi. Ca aurait été pas mal mais je n’avais vraiment plus de jambe. (Concernant les chutes) Je savais que les deux dernières descentes étaient très glissantes mais vu que j’étais devant, je n’ai rien vu. J’ai pu éviter la casse. Je suis un peu déçu, c’est sûr, mais le Tour est encore long et il y aura d’autres possibilités. »

Anthony Charteau (BBOX) : « La pluie a rendu la course dangereuse et dans la descente de Stockeu, je ne sais pas ce qu’il y avait sur la route mais la moitié du peloton était par terre. Est-ce que c’était la mousse due à la pluie ? Est-ce qu’un véhicule a perdu de l’huile ? Je ne sais pas mais en tout cas on glissait et on ne pouvait plus tenir sur le vélo. Je suis tombé une fois, j’ai failli chuter une seconde fois mais j’ai redressé à temps. C’était vraiment tendu mais j’ai réussi à rejoindre le peloton à 3km de l’arrivée. »

Thomas Voeckler (BBOX) : « Il y a eu des gamelles en séries, des bras arrachés mais je ne comprends vraiment pas ce qui s’est passé. Je ne crois pas qu’on puisse attribuer les chutes à la difficulté du parcours. J’ai également du mal à croire que ce soit la mousse de la forêt qui a engendré ce carnage. Demain, sur les pavés, il faudra s’attendre à une boucherie. Il va y avoir encore plus de tension qu’aujourd’hui et ça risque d’être l’anarchie, comme en 2004. A moins que, dans un petit mouvement d’humeur collective, le peloton décide de ne pas prendre de risque et finisse au sprint ».

Isabelle Trancoën