Sandy Casar
Sandy Casar sera l'un des fers de lance de la Française des Jeux | AFP Saget

Casar : "Je ne pouvais pas faire mieux"

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Echappé après une cinquantaine de kilomètres de courses, Sandy Casar (FDJ) a passé une bonne partie de la 17e étape entre Gap et Pinerolo aux avant-postes. Il n'a toutefois pu aller au bout face à un Edvald Boasson Hagen (Sky) et un Bauke Mollema (Rabobank) un cran au dessus. Il termine toutefois à une belle 3e place, devant Julien El Farès (Cofidis) et Sylvain Chavanel (Quick Step).

Comment ça s’est passé ?
« C’était une arrivée dure. J’ai été dans la première échappée, j’ai réussi à reprendre la deuxième. J’avais donc fait beaucoup d’efforts et j’étais cuit depuis déjà un bon moment. J’ai essayé de gérer un maximum mais c’était trop dur. Si on était arrivé au sprint, peut-être que j’aurais pu … même si je sais qu’Edvald Boasson Hagen est quelqu’un de costaud. »

Vous étiez une nouvelle fois dans l’échappée mais cette année, ça a du mal à sourire …
« C’est vrai ! On ne peut pas faire la même chose tous les ans. Déjà, on est présents dans la course. Après il faut un peu de réussite. Aujourd’hui, le final était difficile et puis, je me suis retrouvé avec des coureurs très forts. »

Vous la vouliez cette échappée …
« Oui. J’avais coché les deux dernières. Hier, je n’ai pas pu y aller. C’est Jérémy Roy qui a pris ma place. Aujourd’hui, pour moi, c’était la dernière journée. Après, ce sera le grupetto et puis, c’est tout. Ce n’est pas très grave. »

Avez-vous cru que cette échappée irait au bout ?
« Quand on est dans le final, devant, on y croit. Ensuite, dans la dernière montée, un peu moins. J’étais un cran en dessous et j’avais du mal à suivre les attaques. Je ne pouvais pas faire beaucoup mieux. »

L’an passé, c’était le Tour des Français. Cette année, c’est plutôt celui des Norvégiens.
« C’est la réussite qui veut ça. L’an passé, on en avait pas mal. Pour autant, cette année, on ne démérite pas. On est quand même présent tous les jours. Surtout la FDJ qui essaye d’être dans les échappées tous les jours. On passe tout près mais on n’a pas la victoire … »

Y’a-t-il une volonté chez vous de gagner le maximum de sprints intermédiaires ?
« C’est un petit jeu entre nous … Il y a quand même 1500 sur chaque sprint intermédiaire. C’est Mickaël Delage qui tient les comptes. On ne veut pas faire une seule journée à zéro. C’est tout ! »

Un mot sur l’étape de demain, Pinerolo – Serre Chevalier ?
« C’est une journée qui va être dure. En ce qui me concerne, on verra bien si j’ai récupéré. Je ne me prendrai pas la tête. Je me mettrai dans le groupe où je pourrai. Il faudra aussi voir les conditions climatiques. On devrait avoir froid en haut d’Agnel et du Galibier. Quoi qu’il en soit, je pense que ça se jouera à l’avant, entre les gros. »

Isabelle Trancoën