Sandy Casar
Sandy Casar (FDJ) en pleine action | AFP Saget

Casar : De la "fatigue" et du "plaisir"

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26e du contre-la-montre à Grenoble, ce samedi, Sandy Casar n’a pas caché sa fatigue après trois semaines où les conditions climatiques ont malmené les organismes. Si cette avant-dernière étape n’a pas été simple, le coureur de la FDJ tire un premier bilan positif de ce Tour 2011, le 10e de sa carrière.

Finir par un contre-la-montre après trois semaines de course n’est jamais simple. Encore moins quand les trois semaines ont été épuisantes. Et encore moins quand le chrono n’est pas sa spécialité. C’est le cas de Sandy Casar. « Aujourd’hui, le contre-la-montre a été vraiment difficile, a confié le Francilien sur la ligne d’arrivée. Il fallait le faire au courage car les organismes sont usés. » Si le courage était effectivement un ingrédient indispensable pour en finir avec le parcours de 42,5km, l’expérience pouvait également son toute importance. « J'avais déjà fait ce parcours sur le Dauphiné et je savais que, dans le final, il fallait pouvoir accélérer, a expliqué Casar. Au Dauphiné, j’étais peut-être parti un peu trop vite. (…)Aujourd’hui, j’ai fait comme j’ai pu mais j’avais tout de suite les jambes très lourdes. Je n’ai pas encore récupéré d’hier et des autres jours. En fin de Tour, ce parcours est vraiment difficile. »

« C’était un tour de France compliqué notamment en raison du parcours, estime plus largement Sandy Casar. Beaucoup d’arrivée étaient dures avec souvent une petite montée dans le final. C’était donc très usant. Et puis, on a quand même eu un tour avec des conditions climatiques exécrables. Quasiment tous les jours, on eu du froid, de la pluie et du vent et ça a rendu le peloton très nerveux. (…) C’est mon 10e Tour et c’est la première fois que je termine aussi fatigué nerveusement. » Casar avoue toutefois que ce Tour restera un grand Tour pour lui et son équipe : « Le bilan est positif. C’est la première année où je prends autant de plaisir avec tous mes collègues à être à l’avant tous les jours. »

Et la FDJ n’a effectivement pas été une équipe qui a rechigné sur les efforts. « On a vraiment voulu se montrer, note-t-il. Au maximum. On n’avait pas de leader pour le général, on n’avait personne pour les grands sprints pour rivaliser avec Cavendish, on n’avait personne non plus pour la montagne donc on voulait vraiment une victoire d’étape. » Avant d’ajouter : « On n’a pas encore accroché de victoire mais il reste encore les Champs-Elysées. C’est peut-être improbable mais on a de bons coureurs qui peuvent faire le final. » Quoi qu’il en soit, la formation de Marc Madiot, avec ou sans victoire, pourra sortir de ce Tour la tête haute.

Isabelle Trancoën