Michael Chang Roland Garros 1996 (vs David Prinosil)
Michael Chang s'arrache sur une balle (vs David Prinosil) 28/05/96 | AFP PHOTO/Jean-Loup GAUTREAU

C comme Chang

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Il est difficile de parler du tournoi de la Porte d’Auteuil sans évoquer la performance de l’Américain. Le petit droitier, d’origine taiwanaise, est un exemple de précocité. En 1987, il est le plus jeune à gagner un match lors de Roland-Garros ; en 1988, le plus jeune à entrer dans le top 100 (16 ans, 3 mois et 13 jours) et en 1989, le plus jeune à entrer dans le top 5 (17 ans 5 mois et 14 jours).

Son plus beau fait d’armes reste sans conteste sa victoire à Roland-Garros en 1989, contre toute attente. En huitièmes de finale, le natif d’Hoboken se défait du triple vainqueur du tournoi, le grand Ivan Lendl, numéro un à l’époque. Mené deux sets à zéro, Michael Chang revient à deux sets partout mais semble épuisé. Il jouera, dès lors au culot, balançant de grandes balles arrondies qui lui permettent de faire des flexions (pour soulager ses crampes), et installant ainsi un faux rythme.

Lendl semble alors destabilisé. L’Américain réalisera ensuite le geste qui le caractérisera encore aujourd’hui : à 4-3 (5e set), il sert à la cuillère et remporte le point. Sur la balle de match, le droitier au formidable jeu de jambes se place à un mètre du carré de service pour retourner (sur la deuxième balle de Lendl). Perturbé, le Tchèque commet une double-faute et envoie le jeune Américain (4-6, 4-6, 6-3, 6-3, 6-3) en quarts de finale.

Cette opposition restera comme l’une des plus grosses surprises du tournoi. Michael Chang remportera la finale face à Stefan Edberg et deviendra le plus jeune à soulever le trophée de la Porte d’Auteuil, à 17 ans et 3 mois.

José CEPEDA