Brice Feillu 062012
Brice Feillu | AFP-Pavani

Brice Feillu, trois ans après

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Vainqueur d’une étape en 2009, Brice Feillu revient sur la Grande Boucle pour la première fois depuis trois ans. Parti tenté l’aventure à l’étranger, le coureur français revient avec la maturité en plus et la soif de briller de nouveau.

Il y a trois ans, Brice Feillu s’était imposé avec panache lors de l’étape andorrane d’Arcalis, provoquant une joie immense au sein de son équipe d’alors, Agritubel. L’équipe bretonne ayant dû jeter l’éponge la même année, faute de repreneur, le natif de Châteaudun avait alors rejoint Vacansoleil avec son frère aîné Romain, puis avait signé un an après avec Leopard-Trek. La fusion avec RadioShak l’avait de nouveau contraint à trouver une autre formation, et c’est dans les rangs d’une nouvelle équipe bretonne, qu’il s’est retrouvé, avec l’envie affichée de se relancer.

La rude concurrence dans les équipes étrangères l’avait privé du Tour à deux reprises et c’est donc trois ans plus tard qu’il revient sur les routes de la plus grande course cycliste au monde. « C’est un très grand plaisir de revenir sur le Tour. Mais être sur le Tour c’est une chose, y briller c’est encore mieux. Donc je n’aimerais pas repartir sans avoir accompli quelque chose.
Je suis assez confiant, je vais pouvoir tirer mon épingle du jeu sur certaines étapes », estime-t-il.

« On a une belle équipe »

Lorsqu’on lui demande si il a coché une étape en particulier, le coureur de Saur-Sojasun avoue que « plusieurs peuvent (lui) convenir ». Ne voulant probablement pas dévoiler ses plans, il déclare ne pas s’être « vraiment penché sur le profil des étapes », mais promet de « le faire très prochainement », tout en esquissant un sourire. « Il y a plein de choses qui peuvent arriver sur ce Tour », promet-il.

Le cadet des frères Feillu explique aussi qu’il aura un rôle important à jouer en tant que partenaire. « On a une belle équipe, il faudra faire en sorte que tout aille bien. On a un leader sur ce Tour, c’est Jérôme (Coppel) pour le général. Il a les moyens de bien faire, notamment avec le nombre de kilomètres de chronos », explique Feillu.

« Je ne me suis pas endormi »

Revenir dans une équipe française est pour lui une belle occasion de retrouver la confiance, dans un environnement plus familier. « C’est plus simple, car tout le monde parle français. A l’étranger, le langage cycliste allait bien, mais c’est vrai que pour plaisanter par exemple, c’était moins évident. »

Le coureur profite en outre du fait de se retrouver au sein d’une équipe à la fois jeune et ambitieuse. « Saur-Sojasun est une très belle équipe dans laquelle je me sens bien. En quelques sortes, ils m’ont relancé mais je ne me suis pas endormi chez Vacansoleil et Leopard-Trek, tient-il à préciser. Cela ne s’est pas passé comme on l’aurait souhaité, mais j’ai grandi. J’ai gagné en maturité ». Car si cette expérience à l’étranger l’a sans doute éloigné un temps du feu des projecteurs, Brice Feillu déclare que « cela reste une belle expérience » et aimerait bien démontrer qu’elle lui a servi pour grandir.

Romain Bonte