Tony Yoka
Tony Yoka, trop fort, met à genou l'Allemand Michael Wallisch | Sebastien SALOM-GOMIS / AFP

Boxe : Tony Yoka se promène face à Wallisch pour un septième victoire chez les professionnels

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Le poid lourd Tony Yoka a continué sa "Conquête", en battant facilement l'Allemand, Michael Wallisch, samedi à Nantes, par arrêt de l'arbitre à la troisième reprise.

Moins de trois mois après un autre poids-lourd, Alexander Dimitrenko, en juillet à Antibes, le scénario a été quasiment identique, Michael Wallisch mettant d'abord un genou à terre, puis l'arbitre préférant arrêter les frais quelques secondes plus tard, devant les quelque 6.200 spectateurs de la H Arena. L'uppercut envoyé par Tony Yoka a été trop violent pour l'Allemand.

"Quand j'ai vu qu'il n'y avait rien de très méchant en face, il fallait que je me lâche pour faire plaisir au public", a réagi le champion olympique de Rio, très applaudi par le public nantais. Yoka reste invaincu en sept combats professionnels, dont six victoires avant la limite. 

Avant de rencontrer Tony Yoka, Wallisch, un Bavarois de 33 ans, n'avait concédé que deux défaites en 22 combats, pour 20 victoires dont 13 avant la limite. Yoka était lui revenu sur les rings en juillet, après un an de suspension par l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD), pour avoir manqué trois fois, en moins d'un an, à ses obligations de localisation pour des contrôles inopinés.

Sous les yeux de James Prince, son nouveau manager 

"Je boxe dans des salles de plus en plus grandes, ça montre que cette conquête, ça marche", se félicite Yoka. "J'ai même eu une petite appréhension avant de commencer, car j'ai senti vibrer la salle quand Souleymane (Cissokho) a boxé", a-t-il confié au sujet de son ami, facile vainqueur du Russe Dmitry Mikhaylenko qui a tenu jusqu'au bout. "C'était une bonne séance de travail, mais dangereuse. Il a la tête dure, j'ai mal aux mains", a résumé Cissokho après ces dix rounds où sa technique et sa mobilité l'ont mis à l'abri d'une mauvaise surprise. Il était aussi revenu avec une médaille de Rio, le bronze.

 Yoka reste lui invaincu en sept combats professionnels, dont six victoires avant la limite. Il rencontrera début décembre, à Paris, un autre Allemand, Christian Hammer, 16e poids lourd mondial. Ce sera le 14 décembre à Paris, et même à Bercy: "une salle mythique où j'ai des souvenirs d'enfant", se réjouit déjà Yoka.

Parmi les spectateurs, il y avait le nouveau manager de Yoka, James Prince, qui ne l'avait encore jamais vu boxer en public, et bien sûr son épouse Estelle Mossely, médaillée d'or à Rio, comme lui. Il y avait aussi le gardien de but du FC Nantes, Alban Lafont, héroïque en début d'après-midi à Lyon (1-0). Pour l'anecdote, il y a eu une minute d'applaudissements pour Jean-Claude Bouttier, l'ancien champion de boxe et consultant historique de Canal, avant le combat de Cissokho, et une minute de silence pour Jacques Chirac, décédé jeudi, avant le Championnat de France des Poids Coq remporté difficilement par Elie Konki contre Loïc Tajan. Le plus beau combat de la soirée.
 

AFP

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