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Maxime Bouet | DR

Bouet: "Qui ne tente rien, n’a rien !"

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Placé dans la longue échappée qui a marqué cette première étape du Tour de France 2012, Maxime Bouet n’a pas caché sa déception de terminer finalement 86e (à 1'16 de Peter Sagan), mais entend bien retenter sa chance.

Vous aviez prévu de faire une telle sortie ?
- Je ne l’avais dis à personne ce matin, mais cela trottait depuis quelques jours dans ma tête. Quand j’ai vu que Morkov (qui ne comptait que 24 secondes de retard sur Cancellara) était dans l’échappée, je me suis dit que c’était mal engagé parce que je connais ses talents de pistard et de pisteur. Il est redoutable, et ce n’était pas des montées très difficiles. Après, j’ai essayé de faire la combativité, mais je ne l’ai pas non plus… On rentre bredouille, mais c’est une journée où AG2R-La Mondiale a montré le maillot, on était devant, et je pense que l’on va recommencer dès demain.

C’était tout de même compliqué d’emmener une telle échappée au bout…
- Oui, mais qui ne tente rien n’a rien. On ne sait jamais ce qui peut se passer, des chutes, des cassures. Aujourd’hui il y avait un peu de vent, on ne sait jamais si il y a dix coureurs qui partent, ils nous reviennent dessus, comme ce fut le cas il y a deux ans à la Grande Motte, et je m’étais retrouvé devant pour la victoire. Qui ne tente rien n’a rien, c’est un peu ma devise.

Les sensations sont donc présentes ?
- Oui et non. C’est parti d’entrée, donc cela n’a pas beaucoup bagarré pour sortir. Les sensations étaient bonnes aujourd’hui, mais cela fait trois ou quatre jours que j’étais un peu malade, j’ai une sinusite. Comme je sais que Vincent Lavenu (le manager) aime les longs raids comme ça, ça m’a fait prendre l’air pour mon nez !

Que pensez-vous de ce succès de Sagan ?
- C’est un sacré phénomène. Il était favori N.1 pour une arrivée comme aujourd’hui, donc rien à dire, il est là. Il s’est un peu loupé hier, et a rectifié le tir aujourd’hui. J’espère que nous on a été bien placé, et que nos leaders ont été devant.

Qu’est-ce qui a manqué à cette échappée ?
- Il n’a rien manqué. Radioshak ne nous a vraiment pas laissé beaucoup de temps. Par contre on a résisté dans le final, en gardant une minute d’avance pendant un petit moment. Alors qu’ils nous ont laissé trois minutes, on aurait pu penser que c’était facile de revenir nous chercher, mais on fait exprès de rouler doucement pour leur faire croire que l’on n’était pas bien, et en fait on a accéléré dans les vingt derniers kilomètres pour leur faire un petit peu peur, leur faire mal aux jambes.

L’entente était-elle bonne dans cette échappée ?
- Il y avait une très bonne entente. Il y avait trois ou quatre Français donc on ne s’est pas trop parlé. Ca a roulé toujours à un bon rythme, et tout le monde a bien fait son boulot.

Qu’est-ce que vous prévoyez pour la suite ?
- Essayer dès que possible de refaire la même chose. Cela a toujours été mon truc les échappées, et les longs raids comme ça « à la Jacky Durand ». Je vais me reposer quelques jours et puis on va réessayer !

Romain Bonte