Emmanuel Biron
Emmanuel Biron, ici aux côtés de Jimmy Vicaut, aux championnats d'Europe. | AFP-Adrian Dennis

Biron, le premier homme

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S’il est moins connu et moins médiatisé que Christophe Lemaitre ou Jimmy Vicaut, Emmanuel Biron n’en prend pas ombrage. Il n’a certes pas le même palmarès, même s’il commence à se faire un nom depuis sa victoire dans le 100 m des Jeux méditerranéens le mois dernier. En revanche, il est une pièce-maîtresse du relais 4x100 m tricolore, avec lequel il entre ce dimanche en lice.

Emmanuel Biron lancera ce relais. Logique pour celui qui est considéré comme un habitué, un homme incontournable pour cet exercice, un excellent partant dont on salue le « jump ». Ce qui  n’est pas étonnant quand on sait que le garçon a débuté par le saut en longueur.

Bien sûr, le relais français sera fortement handicapé par l’absence de Christophe Lemaitre, mais Emmanuel Biron veut relativiser. "Nous avons perdu Christophe, mais nous avons toujours l’envie et la détermination. A nous de nous battre sur la piste. Nous avons tous un potentiel autour de 10’’10/10’’20. En relais, tout est possible, le passé l'a prouvé. Nous ne nous donnons pas d’autre choix de que viser une finale."

Avant cela, il faudra passer le cap toujours compliqué des qualifications et c’est là que peut intervenir l’expérience des relais pour trouver  l’alchimie parfaite,  entre la nécessité d'assurer les passages et la capacité à prendre des risques. Entièrement tourné durant ces Mondiaux vers le relais, Biron devra donner le tempo. « Je suis encore perfectible sur pas mal de choses, mais j’ai progressé. Et je veux apporter toute mon énergie à notre relais ».

Christian Grégoire