Jean-René Bernaudeau, d'Europcar à Direct Energie
Jean-René Bernaudeau, d'Europcar à Direct Energie | JOEL SAGET / AFP

Bernaudeau : "Un manque de réussite pour Rolland"

Publié le , modifié le

Jean-René Bernaudeau, le manager de la formation Europcar, a vécu un Tour plus délicat que ces deux dernières saisons. Thomas Voeckler et Pierre Rolland, les deux stars de l’équipe française, n’ont jamais semblé en mesure de rééditer leurs exploits passés même si l’Orléanais s’est battu jusqu’au bout pour le maillot à pois.

« Pour gagner une étape, il faut beaucoup de réussite », a confié Jean-René Bernaudeau, fataliste. « On n’en a pas eu du tout, contrairement aux deux éditions précédentes. C’est la vie, c’est comme ça », a expliqué le Vendéen.

Concours de circonstances

« C’est un concours de circonstances qui fait qu’on n’a pas pu conclure », a-t-il poursuivi, convaincant. « Pierre Rolland pouvait gagner la première étape des Pyrénées. Richie Porte a explosé et l’équipe Movistar a condamné l’échappée. Ensuite, il crève dans l’étape de Saint-Amand Montrond. Troisième chose, il fait 45 km à deux dans l’étape du Ventoux pour rattraper l’échappée qu’il ne rattrape pas finalement. Et vendredi il tombe sur le vainqueur du Tour d’Italie (Hesjedal, NDLR) qui ne marche pas. L’association à deux n’était pas bonne et il lui a manqué quelques secondes pour l’emporter. Donc il faut de la réussite ».

Voeckler derrière s’il ne peut pas gagner

« Thomas (Voeckler) était moins bien que ces deux dernières années mais il a eu sa fracture de la clavicule », a encore dit celui que tout le peloton surnomme JR. « Il ne faut pas oublier qu’il est revenu en forme très vite. Le Tour, c’est le très haut niveau, et Thomas ne veut que gagner. Quand il ne peut pas gagner, il est derrière ». Et de conclure : « Je suis très content du comportement de l’équipe. Après, c’est l’incertitude du sport. La barre était très haute. Maintenant, je sais que les coureurs ont une valeur. Ils ne sont pas payés en retour de leur juste valeur ».

Vidéo: Cyril Gautier "on a tout essayé"