andrew albicy paris-levallois 2010
Andrew Albicy. | AFP - LABAN-MATTEI

Un avenir promis à Albicy

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Elu MVP de l’Euro Espoirs, Andrew Albicy a éclaboussé de son talent la compétition avec l’équipe de France. Auteur d’une saison en demi-teinte avec son club formateur, le Paris Levallois, le petit Albicy (1,78 m) veut grandir. Il s’est fixé comme objectif de rejoindre la NBA dans un an. Pour marcher sur les pas d’un certain Tony Parker ?

Andrew Albicy est plutôt du genre à mener les affairestambour battant. A tout juste 19 ans et avec deux saisons de Pro A dans lespattes (en 2008, le Paris-Levallois a été relégué en Pro B), le meneur du clubde la capitale rêve déjà de grandes évasions. Et le jeune homme n’a pas peur d’affirmerses ambitions : « je veux des responsabilités et j’en ai besoin pourprogresser ». Il faut dire que depuis son retour de Croatie, là où il aremporté avec l’équipe de France Espoirs le championnat d’Europe, Albicy sesent pousser des ailes. Elu MVP de la compétition, le numéro 6 des Bleuets s’estrendu incontournable sur les parquets croates. Fer de lance d’une équipe de Franceinfaillible, le natif de Sèvres a participé activement au triomphe tricolore,jusqu’à en devenir le principal artisan. Meilleur passeur avec une moyenne de5,9 par match, le Parisien a porté l’estocade en finale face à la Grèce. Avec des statistiquesconsidérables (20 points et 4 passes décisives), Albicy termine le tournoi surles chapeaux de roues. Puis, en guise de récompense, soulève le trophée faisantde lui et ses coéquipiers les champions d’Europe Espoirs. « C’est énormece qu’on a fait. Je suis sur un nuage. J’ai l’impression que c’est un rêve etje vais me réveiller dans pas longtemps », a-t-il révélé. Un rêve qui atourné au cauchemar pour les Hellènes. Car, en plus de sa finesse balle à lamain, le jeune joueur se transforme en chien de garde sur le terrain. Sapugnacité est sa qualité première. « Je montre l’exemple et les autressuivent », indique-t-il. Son rôle de leader lui était donc prédestiné.

Albicy a alors de quoi faire partie du Gotha ? Certainement.Mais, disons-le, pas pour le moment. Le meneur a encore une importante marge deprogression et un grand nombre de choses à prouver, notamment en club. Doubluredu naturalisé Jimmal Ball, Albicy s’est montré effarouché tout au long de lasaison, sans vraiment imposer son style. Sans même livrer une prestation pouvantlui servir de match référence. « Je suis un peu déçu de ma saison. Peut-êtreque je n’ai pas pris assez de risques », explique-t-il, conscient de cequi lui reste à faire. Mais il est jeune. Encore modelable. Et son potentiel avite fait de taper dans l’œil des grosses écuries étrangères.

Sur les traces de Parker

Alors qu’il lui reste un an de contrat avec leParis-Levallois, Albicy pourrait la saison prochaine s’envoler vers les Etats-Unisassouvir son rêve, celui de jouer en NBA. « La NBA, c’est un rêve depuistoujours », affirme-t-il. Certaines franchises se sont déjà penchées surle dossier du Frenchie. Atlanta, Portland, Washington ou encore Memphis sont deprobables destinations futures. Avec les similitudes qui le rapprochent de TonyParker, Albicy a des raisons de croire fort en son rêve américain. Comme « TP »,il joue au même poste. Comme « TP », il est doté d’un petit gabarit.Enfin, comme « TP », il a été sacré champion d’Europe Espoirs. Unedernière saison en France en guise de rodage avant le grand départ. Un avenirpromis à Albicy, vous dit-on.

Par Rayan Ouamara