Ronny Turiaf drapeau tricolore 092010
Ronny Turiaf | Getty Images/NBA

Turiaf: "réaliser une grosse saison"

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Ronny Turiaf qui porte désormais les couleurs des Knicks de New York, disputera mercredi prochain à Bercy, un match de pré-saison contre les Minnesota Timberwolves. A quelques jours de ce rendez-vous parisien, le Martiniquais a fait part de son plaisir de venir jouer avec son équipe en France, et évoqué cette nouvelle saison NBA qui se profile.

"Cela me fait très, très plaisir de revenir en France pour jouer une telle rencontre à Bercy. Aux Etats-Unis, les salles sont chaudes et tremblantes, mais j’espère que le public français va montrer que l’ambiance peut aussi grimper ici", a déclaré le Martiniquais. Avec une équipe et des partenaires qu’il découvre pour la plupart, bien qu’après cinq ans de NBA, il les a déjà tous affrontés plusieurs fois, il a envie de "se donner à fond" pour cette nouvelle saison. Notamment lors du "training-camp très dur" précise-t-il. En quittant Golden State cet été pour New York, il a laissé une franchise moribonde (26 victoires-56 défaites en 09-10) pour une équipe à la recherche de son glorieux passé (29-53 l’an dernier). Mais le projet de la côte Est est autrement plus attrayant. En signant Amar’e Stoudemire, les Knicks ont réalisé l’un des gros coups de l’été.

Une franchise mythique
Six ans sans playoffs. Depuis un premier tour en 2003-2004, la franchise de la Grosse Pomme a toujours été en vacances à la fin de la saison régulière. Une aberration pour un club titré à deux reprises (1970, 1973) et dont la dernière finale NBA remonte à 1999. Malgré l’attente des fans, le pivot français ne ressent aucune pression, il a juste "envie de réaliser une grosse saison", mais le challenge de rejoindre une équipe en pleine reconstruction, de "jouer le titre" est excitant. Il a déjà connu la lutte du mois de juin avec les Los Angeles Lakers avec qui il trace un parallèle au niveau du jeu. "Nous avons un jeu structuré dans la folie (sic). On a une base mais nous sommes ensuite libre de faire nos choix. C’est un très bon système ! Cela me rappelle les Lakers" admet-il. Autre source d’optimisme, le recrutement. Outre Amar’e Stoudemire (23 points et 9 rebonds de moyenne l’an dernier), les Knicks ont mis la main sur deux coéquipiers de Ronny Turiaf à Golden State, Kelenna Azubuike et surtout Anthony Randolph dont le Martiniquais dit le plus grand bien. "Il a connu des hauts et des bas depuis deux saisons, mais là il est dans une situation où il peut connaître beaucoup de succès. Il va être contrôlé, ce qui pourrait lui faire franchir un palier. Le voir au quotidien, c’est grandiose !" reconnaît-il.

Son rôle, l’équipe de France
Un pivot qui débarque à New York est forcément attendu au sein d’un club qui a tutoyé les sommets au cours de la décennie 90 grâce notamment à la présence de Patrick Ewing, pivot emblématique de Georgetown. Mike D’Antoni, le coach de Ronny Turiaf, compte sur lui et veut en faire une "pièce majeure de son effectif", dixit le joueur lui-même. "Il veut que je sois agressif, il aime mon intelligence de jeu" annonce-t-il. Une intelligence de jeu qu’il aimerait prouver en équipe de France l’été prochain. "Je suis là si Vincent Collet fait appel à moi", précise-t-il d’emblée. Quand on lui parle de son absence aux championnats du monde en Turquie, il se retranche derrière l’argument médical. "L’année dernière, j’ai payé les pots cassés, j’ai raté 40 matchs. Cet été, j’ai pu me reposer et soigner mon genou. Je vais d’abord prendre soin de moi, mais je ferai le nécessaire pour être en forme et pouvoir revenir en équipe de France", espère-t-il. En attendant la sélection, le joueur pourra retrouver le public français dès la semaine prochaine…