Tony Parker
Tony Parker a marqué cinq points lors de ses deux derniers matches | PASCAL ALLEE / HOT SPORTS / DPPI media

Tony Parker: "On ne dit pas non à Joakim Noah"

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"Un joueur comme Joakim Noah, on ne lui dit pas non s'il souhaite revenir en équipe de France", a affirmé Tony Parker, trois jours après la fin de l'Euro de basket-ball, achevé à la troisième place. Déçu par ses prestations lors du tournoi, le meneur des Bleus aurait dû jouer davantage au premier tour pour "être plus dans le rythme" lors de la demi-finale contre l'Espagne, a-t-il expliqué dans le cadre d'une opération commerciale à Paris avec l'un de ses sponsors.

Que changeriez-vous à l'Euro si c'était à refaire?
Tony Parker : "Je jouerais tous les matches, parce que je n'étais pas dans le rythme.  Comme on a eu un premier tour abordable, mon coach (Vincent Collet) m'a  beaucoup laissé au repos. C'est tout à fait normal. Il voulait faire tourner.  Mais, comme j'étais en forme, j'aurais aimé jouer tous les matches normalement.  Cela m'aurait permis d'être plus dans le rythme et d'être prêt pour cette  demi-finale."
   
Aurez-vous besoin de Joakim Noah pour le tournoi de qualification  olympique en juillet?
TP: "Un joueur comme Joakim Noah, on ne lui dit pas non s'il souhaite  revenir en équipe de France. Il n'y a pas de problème. J'adorerais rejouer avec  lui. Il a décidé de ne pas venir cet été. Chacun a sa propre carrière et je  respecte les décisions de tout le monde. Mais, s'il souhaite revenir, ce sera  avec plaisir. C'est un bon joueur. Et les bons joueurs, on les prend! C'est  vrai aussi que maintenant l'équipe est compétitive. On a des bons joueurs à son  poste. Rudy Gobert et Joffrey Lauvergne ont fait un job incroyable lors du  Championnat d'Europe."
   
Vous avez dit dans le magazine Lyon People que vous pourriez un jour  devenir le président de l'Olympique lyonnais. Vous souhaitez investir dans le  football?
TP: "Ce n'est pas ce que j'ai dit. Les journalistes m'ont demandé si je  pourrais remplacer un jour Jean-Michel Aulas. J'ai dit +pourquoi pas?+ Il ne  faut jamais fermer des portes. J'adore le foot mais je n'ai pas dit que je  voulais investir. Ce n'est pas d'actualité. Le basket me prend déjà beaucoup de  temps en tant que président de l'Asvel. Et j'ai envie de mener ce projet  correctement."
   
Un club omnisports à Lyon, à l'image de ce qu'ont réalisé le FC  Barcelone ou le Real Madrid, cela vous intéresserait?
TP: "Je vais vous répondre la même chose: pourquoi pas? Les premières  discussions que nous avons eues étaient au sujet du club féminin (de basket).  Mais, pour l'instant, nous voulons nous concentrer sur l'Académie (qui doit  voir le jour en 2018) et la (future) salle de l'Asvel. Durant les quatre ou  cinq prochaines années, on va rester sur ces projets. Mais à l'avenir, pourquoi  pas? Je ne suis pas fermé. Monter un club omnisports, c'est très intéressant."
   
Vous pensez que cela pourrait marcher en France?
TP: "Le PSG avait commencé à le faire quand je jouais à Paris (de 1999 à  2001). C'était un club omnisports. Si c'est fait correctement et que l'on peut  mutualiser, je pense que c'est possible de trouver un modèle économique qui  tienne et d'être performant dans chaque sport."
   
Vous en avez parlé avec Jean-Michel Aulas?
TP: "Non, Jean-Michel est un ami mais ce n'est pas du tout d'actualité."