Parker Spurs mains sur les hanches 032011
Parker | AFP - Getty

Tony Parker: "J'ai décidé de jouer pour l'Asvel"

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Le meneur de jeu de l'équipe de France et de San Antonio, Tony Parker, a confirmé qu'il va jouer sous les couleurs de Villeurbanne en ProA, pendant la durée du lock-out en NBA, dans un entretien accordé à L'Equipe. Sur RMC, le célèbre N.9 des Spurs de San Antonio a précisé qu'il sera rémunéré au minimum syndical, soit 1.500 euros net par mois, et paiera lui-même son assurance.

"J'ai décidé de jouer pour l'ASVEL. C'était un choix logique pour moi de jouer en France, de venir aider mon club", a indiqué le meneur de jeu de l'équipe de France. "Après ce que l'on a fait avec l'équipe de France, toute la vague que ça a suscité, j'ai trouvé que c'était une bonne idée de venir jouer en France", a ajouté le récent finaliste de l'Euro. "Si, en janvier, je suis toujours là, que la saison NBA est annulée, on aura d'autres objectifs. Si je joue la saison en entier, on essayera de gagner le titre."

"Je jouerai en France pour un salaire minimum. Je vais gagner 1.500 euros par mois. Je paie de ma propre poche mon assurance", a-t-il précisé sur les ondes de RMC Sport, alors qu'il a prolongé en 2010 son contrat avec les Spurs pour quatre ans et 50 millions de dollars. Mais ses différents contrats publicitaires, devraient en partie compenser "le manque à gagner" du meilleur joueur français de l'histoire.

Son arrivée en tant que joueur à l'Asvel est une aubaine pour le club dont il est accessoirement actionnaire, et cela devrait permettre également au championnat de Pro A de redorer son blason grâce à une telle présence. D'autant que Parker a emboité le pas de Nicolas  Batum (Portland) qui a rejoint Nancy et Pape Sy (Atlanta) parti à Gravelines, sans oublier que Boris Diaw a fait encore plus fort en signant à Bordeaux, club de ProB dont il est le président.

Inquiétudes sur le début de saison NBA

La décision de Parker a sans doute été prise après l'annulation des matches de pré-saison, résultant d'un nouvel échec des négociations entre les propriétaires de franchises et les joueurs au sujet du lock-out. "Nous n'aurons pas d'autres choix que d'annuler les deux premières semaines de la saison régulière si une solution n'est pas trouvée d'ici lundi", a indiqué mardi le patron de la NBA David Stern. Douze ans après le troisième lock-out de l'histoire qui avait amputé la saison 1998-1999 de tous ses matches jusqu'en janvier 1999, la crainte de revivre pareille situation est grande.

"Nous n'avons pas été en mesure de faire les progrès que nous souhaitions  faire", a déploré David Stern. Après quatre heures de pourparlers, il a été décrété que les 71 matches de pré-saison qui restaient au programme, après la  suppression des 43 premiers le 23 septembre, seraient purement et simplement annulés. Le début de la saison régulière prévu le 1er novembre est donc bel et bien menacé. "La perspective qui s'offre à nous c'est de perdre des matches de saison régulière, ce serait un rude coup pour propriétaires et joueurs", a dit Stern. Aucun agenda de poursuite de négociations n'a en effet été décidé

Romain Bonte