Le trio Parker-Ginobili-Duncan au rendez-vous
Le trio Parker-Ginobili-Duncan au rendez-vous | Tom Pennington / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

San Antonio imperturbable face à OKC

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9 victoires de suite en play-offs pour les Spurs de Parker, 19 en ajoutant la fin de la saison régulière. San Antonio est sur son nuage. SA remonté un retard de 9 points pour s'adjuger dimanche à domicile le premier match de la finale de Conférence Ouest face à Oklahoma City (101-98). Le grand artisan de la victoire est Manu Ginobili, auteur de 26 points. Parker reste fidèle à lui-même (18 points) comme Diaw, toujours aussi précieux (8 points)

Etouffé par la  défense du Thunder en troisième quart temps (24-16), San Antonio se dirigeait vers une première défaite dans ces play-offs jusqu'à ce que son entraîneur Gregg Popovich les eut exhorté à plus de "méchanceté". "Je trouvais qu'on n'était pas assez confiants, qu'on jouait un peu avec le frein à main, qu'on n'était pas assez sûrs de nous, qu'on portait trop la balle. Donc je leur ai dit d'être un peu plus vilains, un peu plus méchants, de jouer avec plus de caractère", a par la suite expliqué Popovich.  

"Plus vilains"

San Antonio a renversé la situation en rentrant 12 paniers sur 16  tentatives dans le dernier quart temps alors que OKC, à l'image de ses vedettes Kevin Durant et Russell Westbrook, s'est subitement recroquevillé, passant quatre minutes sans marquer et inscrivant seulement deux paniers pendant dix  minutes. Au final, SA a durci le jeu et OKC a craqué. "San Antonio a une telle attaque qu'on oublie parfois qu'ils ont aussi une super défense", a indiqué l'entraîneur d'OKC Scott Brooks. "Ils nous ont rendu les shoots difficiles."

Côté Spurs, Manu Ginobili a joué les finisseurs (11 points dans les six  dernières minutes) pour terminer sa belle prestation avec 26 points et 5  rebonds. Tony Parker a compilé 18 points, 8 rebonds et 6 passes décisives. Les Spurs ont dominé dans la raquette, aux points marqués comme aux rebonds captés mais ont perdu plus souvent le ballon (16 fois), chose inhabituelle. La confiance collective qui habite les Spurs a été une fois de plus relayé par les talents individuels présents dans le fameux "money-time". "Il n'y pas à rougir", a indiqué l'entraîneur d'OKC Scott Brooks. "Ils ont  rentré tous leurs shoots en quatrième quart temps et Ginobili a fini leurs  actions de façon fantastique, on lui a laissé trop de place dans la raquette."

Durant hors-sujet

Durant, meilleur marqueur de NBA en saison régulière, a été limité à 8 sur  19 aux tirs (27 pts) et son acolyte Westbrook a fait seulement 7 sur 21. Même  James Harden, habituellement fin gâchette, n'a pas eu de réussite (7 sur 17). Bref, le trio d'OKC a inhabituellement failli dans le sprint final, un de ses points forts cette saison. Ainsi, étincelant en troisième quart temps, Durant n'a pas pris un tir dans les  cinq premières minutes de la dernière période et n'y a marqué que six points,  mis sous l’éteignoir défensivement par Stephen Jackson. "Stephen a fait un super boulot défensif sur Durant et Manu a fait un grand  match", a déclaré le Français Tony Parker, peu en vue jusqu'à la mi-temps.

"Au troisième quart-temps, nous avons mal joué, on était hésitant,  peut-être parce qu'on n'avait plus joué depuis une semaine", a-t-il ajouté. "Pop (Popovich) nous a demandé de rivaliser avec eux au niveau de l'engagement, ce qu'on  a fait." Les Spurs ont reçu un avertissement sans frais de ce qui les attendent car Durant ne passera pas à côté à chaque fois. Ni ses deux colistiers. "Il va falloir qu'on joue bien mieux que ça au match N.2 (mardi à San  Antonio, NDLR) si on veut gagner, a-t-il prévenu. Il faudra mieux faire tourner  la balle et la perdre moins souvent, à commencer par moi (4, NDLR)", a reconnu Parker.

Mais les Spurs sont sur orbite. il faut remonter à 2001 pour trouver une équipe qui a remporté ses neuf  premiers matches de play-offs (Los Angeles Lakers avec 11 matches). Pour information, les Lakers ont été champions cette année-là.

Mathieu Baratas