Retour sur cinq moments forts de la carrière de Joakim Noah, néo-retraité des parquets

Publié le , modifié le

Auteur·e : Emmanuel Rupied
Joakim Noah
Joakim Noah. | Jared Wickerham/Getty Images/AFP

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Joakim Noah et le basket, c'est terminé ! Double vainqueur en NCAA, All-Star chez les Chicago Bulls ou encore pivot éphémère des Bleus, le Franco-américain a marqué la NBA et le basket français. Retour sur cinq moments forts de sa carrière.

• Le championnat universitaire à ses pieds

Avant d'être le pivot expressif et hyperactif des Chicago Bulls, Joakim Noah a d'abord été un membre éminent des Gators de Florida en NCAA, le championnat universitaire américain. Déjà plus grand que les autres, le jeune franco-américain né à New York s'épanouit outre-Atlantique depuis sa naissance. Logique ainsi de le retrouver à fouler les parquets de sa fac passé l'âge adulte.

Mais au sein de la très réputée NCAA, le fils de Yannick Noah n'est pas là pour faire de la figuration. Pour sa deuxième année, il remporte le titre et est nommé Most Oustanding Player, l'équivalent de MVP du tournoi, une première dans l'histoire pour un joueur européen. La saison suivante, il réalise un nouvel exploit en réalisant le doublé avec les Gators. Une première depuis 1992 avec les Blue Devils de Duke.

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• Une draft historique

Après trois saisons à briller sur les parquets de NCAA, Joakim Noah troque son maillot universitaire pour celui des professionnels en NBA. Drafté en 9e position en 2007, il atterrit aux Bulls de Chicago, la mythique franchise de Michael Jordan. Il est alors le Français le plus haut de l'histoire de la draft. Il sera ensuite battu par Franck Ntilikina en 2017 pour une place (8e) qui sera ensuite supplanté par Kilian Hayes (7e) en 2020.

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• Plusieurs nuances de Bleus

Franco-américain, Joakim Noah a l'occasion de jouer pour différents pays. Suédois par sa mère et Camerounais aussi par son père, il peut ainsi évoluer sous quatre drapeaux. Mais c'est finalement avec l'équipe de France qu'il débute en 2009. Aux côtés de Tony Parker, Nicolas Batum et Boris Diaw, le natif de New York ne tarde pas à exploser. En 2011, il brille aux championnats d'Europe et obtient une belle médaille d'argent, seulement bloqué par l'Espagne en finale. Alors que les jours semblent radieux pour les coéquipiers de Tony Parker qui ont enfin trouvé un pivot à la hauteur de leurs ambitions, c'est pourtant sans lui que l'aventure va continuer.

Il manque les deux compétitions suivantes, dont les Jeux Olympiques de Londres à cause d'une blessure à la cheville. Les critiques pleuvent sur sa communication et son professionnalisme supposé quant à la qualité des soins entrepris. En froid avec les Bleus, il refusera les convocations suivantes, préférant se focaliser sur sa carrière en NBA.

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• Un défenseur All-Star

Après plusieurs saisons dans l'ombre de Derrick Rose, Joakim Noah prend enfin son envol lors de la saison 2012-13. Cette année-là, il n'est pas seulement le pivot hyperactif de Tom Thibodeau mais son homme à tout faire. Passeur, scoreur, rebondeur et avant tout leader d'une équipe sans véritable star, il est la tête pensante de son équipe. Après une finale de conférence en 2011, Noah ne parvient cependant pas à réaliser la même performance en 2013. Il est quand même All-Star pour la première fois cette année-là. Il rééditera cette performance la saison suivante avant d'être élu défenseur de l'année, récompense absolue pour un pivot.

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• Une fin de carrière dans l'ombre

Après avoir quitté les Bulls en 2016, il donne le sentiment de traîner sa peine durant les quatre saisons suivantes. Contrôlé positif à un complément alimentaire en 2017 lorsqu'il évolue aux New York Knicks, une franchise pour laquelle il rêvait de jouer, il est suspendu 20 matches. Son retour est compliqué. En méforme et souvent blessé, il part ensuite aux Grizzlies de Memphis, où il retrouve un peu d'allant, avant de terminer aux Clippers. Il est finalement coupé en décembre dernier par la franchise de la Cité des anges.