Tony Parker: "Villeurbanne est une équipe incroyable"

Tony Parker: "Villeurbanne est une équipe incroyable"

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"Cette équipe est incroyable", s'est réjoui Tony Parker en parlant de Villeurbanne, le club qu'il préside, revenu de loin pour décrocher un 18e titre de champion de France mardi aux dépens de Strasbourg.

Que vous inspire le parcours de votre club ?
Tony Parker
: "On a fait l'histoire. Jamais une équipe dans le basket français n'avait gagné la finale en étant menée 2-0 après les deux premiers matches. Cette équipe est incroyable. Elle a eu pas mal de hauts et de bas mais j'ai toujours cru en elle. On s'est dit que ça allait être difficile d'aller jusqu'au bout mais on a des joueurs expérimentés. Je suis tellement content pour eux."

Comment avez-vous préparé la finale ?
T P
: "L'équipe était prête. On a essayé de les mettre dans les meilleures conditions possibles. On les a mis à l'aise je pense avec l'avion privé (pour rallier Strasbourg). Ils étaient tous contents. Ils m'ont dit: 'T'inquiète pas président, t'es pas venu pour rien. Merci pour l'avion !' Après le dîner (lundi), on a rigolé, tout le monde s'est détendu. Ce qui est génial, c'est qu'on a tout sur film. Cela va être vraiment des bons souvenirs. Quand vous allez voir le documentaire, vous allez bien rire, parce que cela ne donne pas l'impression que l'on préparait une finale. On était vraiment sereins."

Avez-vous eu peur avec le retour de Strasbourg dans le dernier quart-temps ?
T P
: "Je savais que Strasbourg allait revenir. On n'allait pas gagner de 20 points parce que Strasbourg a des joueurs très talentueux. Mais on a réussi à tenir. C'est pour ça que j'ai investi dans le basket français, c'est pour vivre des moments comme ça, des aventures humaines avec les joueurs, le staff, tous les employés. Ce qui me rend le plus fier et content, c'est de les voir heureux. J'ai eu la chance de gagner quatre titres NBA, d'être champion d'Europe. Là, un titre en tant que président, c'est un autre feeling. Mais cela crée autant de bonheur."

Vincent Collet, l'entraîneur de Strasbourg, qui est aussi votre sélectionneur en équipe de France, perd une quatrième finale consécutive. Avez-vous une pensée pour lui ?
T P
: "Bien sûr mais le sport est cruel. J'ai vécu aussi des moments très durs, que ce soit avec les Spurs contre Miami ou avec l'équipe de France, notamment contre l'Espagne en demi-finale de l'Euro 2015. C'est comme ça. Dans ma carrière, j'ai eu cette chance d'être plus souvent du côté de la gagne, que de l'autre côté."

AFP